Un cœur pour deux amours

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Être la maman de deux enfants c’est simple comme multiplication par deux, et pourtant ça s’apprend un peu plus chaque jour. J’avais voulu vous parler de ce cœur de maman l’an dernier alors que Mona venait de naître mais je crois que c’était trop tôt.

C’est en lisant ce très bel article que tout est remonté et j’ai eu envie de vous en parler. J’avais entendu dire qu’avec le deuxième enfant, tout était plus facile, que passer de 3 à 4 était naturel, c’est surement vrai pour beaucoup mais pour ma part ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Mona est arrivée comme une onde de choc de bonheur. Je redoutais l’organisation et la fatigue, mais j’ai été totalement submergée par autre chose, je crois que c’était d’amour. Ce n’est pas une jolie phrase, c’était une dure réalité. Peut être le poids des responsabilités multipliée par deux, peut être le doute de ne pas savoir bien faire, mais moi j’avais juste l’impression de m’écrouler sous le poids de tout cet amour. D’ailleurs dans ma poitrine je sentais mon cœur tout lourd, comme s’il allait me lâcher. J’avais l’impression que tout ce bonheur c’était trop pour moi.

Alors moi je dirais que passer de 1 à 2 enfants c’est devoir retrouver tout un équilibre et apprivoiser un nouveau bonheur. C’est voir chacun perdre sa place pour en faire une, c’est perdre ses repères et avancer à tâtons. La sérénité n’est pas revenue tout d’un coup, elle s’est réinstallée petit à petit, en même temps que j’ai appris à connaitre Mona, en même temps que Roméo est devenu grand frère, en même temps que je suis devenu maman une deuxième fois.

On croit qu’un deuxième enfant c’est juste être maman encore une fois, mais ce n’est pas ça, c’est devenir sa maman tout en restant celle du premier. J’ai compris que je ne suis pas Maman comme on l’écrit sur une barricade, comme une jolie idée qu’on érige en concept, je suis juste la maman de Roméo et puis juste la maman de Mona. Je suis la même personne pourtant je ne suis pas la même maman, je réponds à leurs besoins qui sont différents et notre relation est issue d’une histoire bien différente.

Quand ce ras de marée émotionnel a été derrière nous, la tranquillité et la douceur n’ont semblé beaucoup plus intenses qu’avant. Je me suis rendue compte que Mona parce qu’elle est le deuxième enfant mais surtout parce qu’elle est elle, avait consolidée la famille que nous formions avant elle.  Aujourd’hui je me sens encore plus entière encore plus comblée.

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15 réflexions au sujet de « Un cœur pour deux amours »

  1. Merci pour cet article car je me pose beaucoup de question sur le fait d’agrandir la famille….
    la peur que tout devienne désordonné car je n’arrive plus à tout gérer à 4 (tout le monde me dit que la transition la plus dure est non pas de 2 à 3 mais de 3 à 4); et surtout est-ce que je suis capable d’aimer autant un autre enfant que Lilou?
    J’ai déjà été surprise de pouvoir aimer autant alors est-ce qu’on peut aimer 2 fois de la même façon?
    Avec toi ça à l’air si simple….

    1. Bizarrement je n’appréhendais pas de moins aimer ce 2me enfant, au contraire je voulais ressentir à nouveau cette énorme vague d’amour qui nous submerge, je voulais ré avoir un shoot de bonheur comme pour le premier! Il faudrait qu’on se voit quand même, hein?!

  2. Je te rejoins sur le fait que cela bouleverse tout. L’inquiétude ne m’a pas lâchée durant toute la 2ème grossesse, allais je réussir à donner tout ce dont ma grande a besoin en terme de temps et d’amour, aurais je le temps de m’occuper d’un bébé, de ma maison, de mon mari? Ma grande aurait elle de l’affection pour sa soeur, aura t elle un sentiment de jalousie? Mes doutes sur le plan relationnel entre les deux filles se sont vite envolés, Ma grande adore sa petite soeur. Reste à s’organiser notre vie à 4, nos moments à 2 avec la grande, les jeux complices avec la petite.. La fatigue dessus n’arrange pas les doutes mais on fait avec . Je me remets en cause régulièrement pour me rassurer quant à ma façon de faire, de les éduquer. Le plus dur a été de découvrir la vie à 3 , de tatonner avec la première, la petite soeur ne nous pose moins de problème sur beaucoup de plans car on y est déjà passé..

    Mais le soucis majeur reste encore le temps après lequel on court malheureusement et même en ayant mon mercredi. Je tente de m’organiser encore et encore mais c’est un peu frustrant de ne pas pouvoir leur consacrer plus de temps et d’énergie.

    Après si l’on regarde de plus près, je ne consacre du coup plus de temps pour moi..et cela me manque, alors faut que je regarde comment faire..

    Merci pour ton partage et tes superbes photos!

    1. C’est vrai que c’est dur d’avoir l’impression d’étre constamment tiraillée entre l’envie d’etre avec l’un et l’envie d’être avec l’autre. Je crois que ça s’estompe au fur et à mesure qu’ils grandissent et jouent ensemble. En ce moment ils jouent beaucoup tous les deux sans avoir envie que je sois dans leurs pattes.. C’est nouveau pour moi! Pour mon premier j’ai eu l’impression de mieux me préparer à son arrivée je lui avais fait sa place de roi, pour Mona j’ai plus banaliser sa naissance et quand elle est arrivé elle a fait elle même sa place! Je crois que c’est ça qui est différent!

  3. C’est joliment dit… Pour ma fille aînée c’était une évidence : c’était elle, c’était moi ! Pour mon fils, nul doute que je l’aimais mais c’était différent… Moins évident je crois…
    Aujourd’hui je les aime tout autant et toujours aussi différemment !

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