Une grande maison… Est-ce vraiment le bonheur?

Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion plusieurs fois d’expliquer mon point de vue sur la question de la taille de nos foyers, sur les réseaux ou dans la vraie vie. Cela m’a donné envie d’y consacrer un article.

Je crois que c’est une envie très commune : l’espace. Avoir une grande maison, un grand appartement c’est le rêve de beaucoup. Pour nous les premiers. Dès nos premières locations nous avons scruté les m² afin de trouver le plus grand possible pour notre budget.

Une grande maison, cela signifie dans la pensée commune : de la place pour chacun, des rangements, peut etre aussi de l’intimité… mais ne nous leurrons pas, cela signifie surtout une certaine réussite sociale.

Lorsque nous avons acheté notre maison, nous avons eu l’impression de faire un pas de géant dans nos vie d’adultes. C’était une étape marquante. D’ailleurs cet achat a eu des conséquences très positives que je n’avais pas imaginée. A la suite de notre aménagement, j’ai découvert une sensation très nouvelle et très agréable : celle d’être ancrée quelque part. Avoir un lieu juste à nous, un refuge, un avenir. C’était très intense, et très différent de nos précédentes locations.

Je me souviens aussi de ce si grand sentiment de fierté, d’accomplissement, nous étions propriétaire (enfin notre banque surtout) et en plus, d’une grande maison ! Si j’interroge ce sentiment avec du recul, je me rends compte qu’il est très culturel, contrairement au précèdent qui était beaucoup plus personnel. C’est un signe visible de réussite. C’est ce que j’ai toujours entendu dans ma famille et mon entourage. Pour moi, naïvement surement c’était une étape essentielle au bonheur.

Il a finalement fallu plusieurs années pour m’affranchir de cette pensée culturelle qui ne m’appartient pas et repenser cette question de l’espace. C’est aussi, à force de voyager, d’expérimenter des lieux plus petits que j’ai été obligé de constater que la grandeur d’un logement n’est pas gage de bonheur, ni même de qualité de vie en famille.

Je vous explique ?

Une des choses qui me mine le plus dans mon quotidien avec les enfants c’est les cris..  Mais si je les analyse, plus de la moitié de décibels sont issus de « cris utilitaires », destinés uniquement à se faire entendre à longue distance. Ce ne sont donc pas uniquement ceux des enfants mais aussi les « A table ! » «  qu’est ce que tu dis ?  J’entends rien ! »… Or cela est en grande partie du au fait que la maison est grande est sur plusieurs niveaux.

Un autre inconvénient que je constate est celui de l’amenuisement de la complicité. Autant quand les enfants sont petits, ils sont souvent dans nos pattes, jusqu’à parfois nous agacer. Mais lorsqu’ils grandissent et qu’on est si fières de les voir jouer des heures dans leur chambre. Si la dite chambre est loin, plus moyen de faire la petite blague qu’on a en tête, de les écouter jouer, ou de les questionner sur leur journées… ou alors si mais en hurlant ! Bien sur, on peut monter les voir dans leurs chambres et c’est d’ailleurs ce que je fais si je veux passer un peu de temps avec eux. Mais lorsqu’on est dans des logements plus petits, je remarque rapidement qu’on discute plus car on s’entend, car juste, on est à côté. Bien sur, cet aspect est en lien avec le fait qu’ils grandissent, qu’ils ferment leur porte pour éviter la tornade Loni. Et quelque soit la taille d’un logement, les enfants aiment s’isoler en grandissant. Mais j’ai l’impression que les mètres carrés créent autant de distance physique qu’affective.

Une grande maison c’est aussi beaucoup de perte de temps, aller chercher en haut ce qu’on a oublié en bas, descendre le linge dans la machine, monter le linge dans les placards.

Une grande maison c’est également le risque de trop accumuler. Plus on a de rangements et plus on les rempli… c’est mathématique. Je tente d’ailleurs petit à petit de réduire les possibilités de rangements tant je me rends compte qu’ils sont à l’origine du « trop ». Mais dans l’idéal si on arrivait à se séparer du superflus, cela voudrait dire quoi ? Que nous habiterions une maison vide ? Ce n’est pas très gai non plus.

Enfin, le dernier aspect et non pas le plus negligeable : les tâches menagères qui se multiplient avec les m². Une grande maison c’est necessairement plus de travail.

Voilà, comment aujourd’hui, en analysant vraiment ce dont nous avons besoin je me rends compte que notre maison est probablement trop grande pour nous. C’est très personnel c’est certain, c’est même de l’ordre de l’intime : pour notre famille et notre façon de la vivre la grandeur d’un logement n’est pas nécessaire au bien être.

En revanche, il y a des aspects que je trouve très appréciables dans une grande maison et dont probablement je ne serais plus me passer. Je trouve génial que mes enfants aient chacun leur espace. Pour s’y réfugier si besoin, mais surtout pour le sommeil, pour ne pas se réveiller, s’empêcher de dormir, c’est même essentiel pour eux. Je trouve également important d’avoir une pièce de vie spacieuse et agréable pour recevoir. Je ne suis donc pas persuadée que je pourrais vivre dans une tiny house.

J’ai conscience du côté très condescendant de mon propos. Surtout pour les personnes vivaient elles dans trop petit. Mais malgré cela, j’ai envie d’échanger avec vous sur ce sujet. Notamment pour réfléchir à cette notion de grandeur et bonheur, d’espace comme luxe suprême. Vous me donnez votre avis?

31 réflexions au sujet de « Une grande maison… Est-ce vraiment le bonheur? »

  1. Je trouve ta réflexion très sensée! Nous vivons dans 85m2 en plein centre ville, à 4 et maintenant à 5 ce qui nous a demandé quelques ajustements. Lorsque j’ai annoncé ma grossesse, tout le monde me demandait « mais alors, vous allez déménager? »… Et bien non! La raison principale étant bien sûr économique – nous apprécions un mode de vie citadin, et à Lyon acheter plus grand n’est pas envisageable – mais aussi liée à notre confort, au fond nous sommes bien chez nous et même un peu plus serrés ça nous convient, au moins pour le moment. Après, je pense que ce que beaucoup ont en tête, moi la première, avec une (grande) maison, c’est aussi le terrain extérieur qui va avec! Moi c’est surtout ça qui me manque, plus que mes m2 habitables. Un jour, peut être…

  2. Bonjour Déborah,
    Plus je lis vos posts et plus…je vous « adore » ! C’est un mot bien fort mais il y a tellement de choses que vous nous dévoilez et qui font écho en moi… Vous écrivez bien souvent tout haut, ce que j’aimerais faire tout bas…J’aimerais bien vous rencontrer en vrai mais ça c’est une autre histoire…
    Revenons-en au sujet du jour : La maison. C’est le rêve de beaucoup de personnes : un maison avec jardin et une chambre pour chacun. J’avoue que la chambre individuelle est aussi quelque chose qui me tient à cœur, peut-être parce que j’ai eu la chance d’en avoir une pour moi dès ma naissance chez mes parents et tout au long de mon existence. Je veux qu’il en soit ainsi pour mes enfants et pour le moment c’est le cas !
    Mais effectivement, je suis d’accord sur le fait que plus on a grand, plus on emmagasine grand et sur ça, j’ai de plus en plus de mal. J’aimerais faire du rangement par le vide mais il y en a tellement que je ne sais plus par quel bout commencer. Et puis, il faudrait que je sois seule pour le faire (ou avec ma grande éventuellement), parce que sinon mon conjoint ou mes enfants vont tout vouloir garder pour telle ou telle raison…
    Autre souci, quand on a pas les mêmes aspirations que son conjoint quant à la maison idéale : je la souhaite juste simple et fonctionnelle, il aime le dernier cri (home cinéma, enceinte connectée, fils à leds au plafond), veut une piscine (c’est juste l’angoisse) !!! Aïe
    De votre côté, il me semble que vous avez les mêmes idées, c’est plus simple, non ?
    Je vous souhaite une bonne journée.

    1. Ce message est tellement mignon qu’il me va évidemment droit au cœur.
      Moi aussi j’aimerais tellement rencontrer mes lectrices!
      En ce qui concerne la question du couple, non bien évidemment nous ne sommes pas toujours en phase. Je constate surtout que nous cheminons à des vitesse différente en fonction des sujets, mais c’est vrai que c’est souvent dans la même direction.

  3. Coucou, alors nous sommes propriétaires d’une maison, et Je me sens un peu à l’étroit. Nous avons 3 chambres et les garçons en partage une. Je travaille à la maison, je suis assistante maternelle. Et le manque d’intimité me préoccupe vraiment. J’aimerais trouver plus grand avec autant de terrain que maintenant. Car nous avons des animaux. J’aime l’idée que nous nous retrouvons souvent ds le salon lovés dans le grand canapé, mais quand les enfants ont envie de jouer ds leurs chambres, ils y vont. Chacun doit avoir son espace pour souffler et se retrouver je trouve. En tt cas j’en ai besoin. Par contre tt à fait d’accord avec toi pour ce qui est du ménage. Mais bon, il faut savoir ce qu’on veut. Et faire participer tout le monde. Ce qui me dérange le plus, c’est qu’une fois que quelqu’un est réveillé, ça réveille tt le monde. Le bruit. J’aimerais donc avoir un étage avec les enfants en haut. Comme ça, je peux faire mes affaires sans déranger. Voilà, il ne te reste plus qu’à me trouver ça. Mdrrr, je me suis crue chez un agent immo. Mais je réalise que j’ai vraiment la chance d’avoir un toit pour ma famille. Donc, à méditer…

    1. effectivement l’étage a ses avantages, mais ses inconvénients aussi.
      Je comprends le sentiment d’être à l’étroit. Finalement tout est question d’ajustement entre ces besoins et l’espace.

  4. Bonjour Déborah.
    Comme je comprends cette réflexion… !!! Je vis moi-même dans une grande maison (en location – 140m2) au milieu d’un bois, dans un ancien corps de ferme. Nous avons non seulement une grande maison mais aussi un grand terrain… à entretenir ! Oui, plus on a d’espace et plus on a de choses à s’occuper. Le jardin, l’entretien du bois demande de l’entretien, sans parler de cette maison trop grande et pas suffisamment bien isolée. Aujourd’hui, avec mon compagnon nous faisons le choix de ne plus vivre ensemble, lui souhaite une vie nomade, moi, qui suis en coparentalité je tends à trouver une maison beaucoup plus petite. Une petite maison, d’une 60aine de m2 carrés. Une maison qui ne soit pas trop difficile à chauffer, car dans le Vercors c’est non seulement une grosse dépense d’énergie mais aussi d’argent. Mes enfants ont à cœur d’avoir une chambre partagée, car ils aiment être ensemble. Ils sont très complices malgré leur grande différence d’âge. & moi, personnellement je n’en peux plus de tant d’espace ! Pour le ménage c’est l’enfer, je passe aussi mon temps à crier au lieu de parler, nous avons accumulé trop de choses… Bref, ma maison doit être un cocon, un nid, c’est l’extérieur qui est vaste. Enfin, c’est comme ça que je le perçois.
    Mais voilà, cela fait des mois de je cherche et que je ne trouve pas. Les visites sont rares et il faut voir ce que l’on visite ! J’avais aussi dans l’idée d’investir dans une yourte, mais la législation se veut compliquée concernant les habitats légers, et je n’ai clairement pas les moyens d’être propriétaire de quoi que ce soit.
    Donc en attendant la maison idéale en location (si si je suis sûre que je vais finir par trouver, j’ai encore espoir), je fais du tri, je donne beaucoup, je vends un peu, et je cherche, je cherche… et je m’inspire, je m’inspire, de ces jolies petites cabanes que l’on voit passer sur Instagram. ^_^
    Belle journée Déborah. 🙂

    1. « c’est l’extérieur qui est vaste »… cette phrase me parle tellement!
      J’ai l’impression qu’avoir une grande maison c’est aussi s’y enfermer, par confort, alors que c’est la nature qu’il faut investir et explorer et aussi pour aller à la rencontre des autres

  5. C’est mon grand dilemme du moment…
    Nous sommes tellement bien chez nous ! Un peu à l’étroit il est vrai et j’ai parfois envie de « circuler » plus librement, du silence comme tu dis, et j’aimerais tellement un plain pied et une chambre pour chacun… Mais quand on y réfléchi ou regarde les annonces, il y a toujours un « mais »! Je crois que c’est parce que nous sommes trop bien chez NOUS !
    Mais je te rejoins effectivement sur le côté réussite sociale… Certaines personnes proches ne comprennent pas que l’on ne change pas de maison alors qu’on en aurait les moyens ! Lorsqu’on a annoncé le 3eme c’était une évidence pour eux il fallait qu’on change de maison… Mais se sentir bien quelque part ne se résume pas aux mètres carrés… Avec les soucis que nous avons rencontré dans notre vie, bouleverser tout un équilibre me fait peur… Alors oui la maison n’est pas adaptée et les enfants n’ont pas leur chambre individuelle mais ça n’a jamais tué personne et l’on s’y sent Bien ! Et puis une grande maison pour repartir sur un crédit de 20 ans ou plus en a t’on vraiment envie…?
    Bref c’est très personnel tout ça mais j’ai l’impression que les esprits changent et ton article me le confirme… Je pense que c’est la génération de nos parents qui ont connus plutôt l’inverse les espaces partagés qui pensent qu’il faut une grande maison pour être heureux ! Mais je pense totalement le contraire, même si j’avoue que si on trouve la grande maison parfaite on se lancera sûrement…ou pas ! A méditer ! Bonne journée à toi !

  6. A 3 dans 47 m². Tu poses un cabas et c’est déjà le bazar tant l’emprise au sol flingue l’espace disponible. Et tout se salit super vite.
    En 2020 on espère déménager non pas pour gagner de l’espace mais changer de quartier. Quitte à se prendre 25 ans de crédit, on espère une surface une fois et demi plus grande.
    Choix de sagesse car si on retournait à Paris intra-muros, on pourrait espérer la moitié de la surface actuelle, et à 3, c’est inenvisageable.
    Dans notre cas, le luxe c’est le m² en dans les bons quartiers de grandes métropoles.

  7. Bonjour,
    Encore une fois je me reconnais dans tes écrits. Je suis locataire et en plus en habitat social. Au début c’était une nécessité presque vitale après une séparation et une reprise d’étude a plus de 42 ans.
    J’ai vécu à Paris dans des petits logements et j’aspirais à avoir plus grand car j’ai la chance d’avoir grandi dans une grande maison charentaise. Puis suite à une deuxième mutation professionnelle de mon ex, je suis arrivée au Pays Basque. Nous avons pu acheter une maison au sud des Landes, enfin j’avais un extérieur et une grande cuisine. Puis j’ai fait construire et j’ai eu de nombreuses choses dont j’avait tjrs rêvés. J’en ai peu profité car nous sommes partis vivre 4 ans à La Réunion. Encore une fois j’ai eu une maison vraiment agréable. Au retour une maison avec un p’tit jardin mais plus proche de la ville et donc plus facile pour gérer les activités des enfants. Après la séparation j’ai pris ce que j’ai pu car avec mon seul salaire à temps partiel c’était devenu compliqué. J’ai pris la décision de reprendre mes études et une fois le concours passé j’ai fais une demande de logement social. J’ai obtenu ce logement seulement un an après….j’ai même été accusé d’avoir eu du piston. Mais non j’ai juste accepté un appartement que 4 personnes avant moi avaient visité et refusé car c’était un RDC dans une ZUP. J’y suis depuis 5 ans , j’y suis bien, les enfants ont chacun leurs chambres, je marche 15 minutes pour aller au centre ville, je fais le plein d’essence une fois tous les 4/5 semaines. Certes c’est bcp plus petit mais je me sens dans un cocon une fois chez moi.
    Je me suis rendu compte que moins je « possède » moins j’ai envie d’avoir
    Je rêve d’une Tiny House mais ici avoir un terrain même mini c’est inaccessible et puis comme dit dans un commentaire précédent la loi sur les habitats légers est encore trop compliquée en France.
    Mais un jour…….

  8. Pour des raisons professionnelles j’ai quitté Lyon pour travailler à Paris. Mon mari a suivi quelques mois plus tard. Mes enfants, le grand étudiant sur Lyon et la benjamine en 1ère dans une école internationale à Lyon aussi sont restés.
    Parce que ça a quand même pas mal chamboulé l’organisation de la vie, nous avons décidé dans un 1er temps de garder notre grand appartement sur Lyon (nous sommes locataires et nous n’avons jamais acheté car je ne souhaite pas m’ancrer justement). Du coup je me retrouve à 2 dans un petit 30m2 à 2 dans un quartier génial à Paris (Le Marais) et je souffre vraiment du manque d’espace et surtout d’intimité. Après mes journées intenses et longues (j’adore mon nouveau job) plus le transport (thank you les grèves) quand je rentre chez moi j’ai envie de pleurer :-). Je n’ai pas d’endroit où me replier pour me ressourcer et la seule solution que j’ai trouvé c’est rester tard au bureau car après 18h je suis seule et quel bonheur.
    Bref il est bien évident que ce ne sont pas les m2 qui font le bonheur mais je dirais quand même qu’il y a une limite au-dessous de laquelle cela l’affecte quand même.
    Quand tu voyages et que tu te retrouves dans un bnb qui fait la moitié de la taille de ton logement cela ne rentre pas dans ta vie quotidienne c’est une parenthèse, du coup c’est totalement gérable. A mon sens du moins.
    Pour moi le bonheur c’est que chacun ait sa pièce à lui, rien qu’à lui et un endroit où se retrouver tous ensembles. et ça suppose des m2même si je ne suis pas capable de dire à partir de combien de m2 c’est bien.
    Je trouve ta maison magnifique, j’admire vraiment la vie que vous avez (mais je sais que ce n’est pas ce qui me conviendrait), les actions que tu mènes (là je suis totalement en phase), tes interrogations etc…et j’aimerais qu’un jour tu fasses un post sur « le coté pas instagramable car bordélique au possible:-) de notre vie » car même si je sais que ta maison ne reste pas en permanence comme sur les photos que tu mets quelque part je me dis « et si c’était vraiment comme ça tout le temps »?.
    Bref tout ce blabla pour dire que si une grande maison ne contribue pas nécessairement au bonheur (car le bonheur c’est ce qu’il y a en toi et comment tu le fais rayonner à l’extérieur) ça y contribue sérieusement.

    1. Je comprends complètement tes propos. Mais est ce que ce qui te manque n’est pas plutôt de la solitude, du temps pour toi, que de l’espace?
      Cela dit je te rejoint, je pense qu’il y a une limite qui n’est plus vivable et c’est à chacun de la trouver et de l’évalueren fonction de ses besoins.
      Quant aux côtés pas instagrammables, ce n’est pas sur la déco que c’est le plus parlant car je suis plutôt maniaque (même si je planque beaucoup). Ça serait plutôt parlant sur notre parentalité qui n’est pas du tout 100% bienveillante, positive et tout et tout. Ou juste sur sur notre mode de vie très rural, loin des paillettes mais aussi de la culture!

  9. je me retrouve complètement dans tes propos, mais à la différence que chez nous nos 4 enfants ne sont plus là..nous avons construit une grande maison, sur un grand terrain quand ils étaient tout jeunes, et nous avons privilégié un étage complet pour eux, chacun une grande chambre, et maintenant qu’ils ne sont plus là, que faisons nous de cet étage? (les chambres sont remplies de leurs meubles/souvenirs/cours etc)..ils aiment revenir ici, pour des vacances, à 2km de la mer, et je ne voudrais pas les priver de cette maison de « famille »..
    En fait nous n’occupons plus que le RDC..
    Parfois je me dis qu’un jour peut être il faudra quitter cette maison et ce grand jardin, mais c’est trop tôt, nous sommes si bien ici..
    J’ajoute que tu as raison, une grande maison, de l’espace, permet aux enfants de se construire avec bonheur leur petit cocon, de partager avec frères/soeurs/parents au moment voulu, de grandir en paix, mais comme toi, je suis très consciente que c’est un privilège.
    Bonne soirée en famille!

  10. Nous aussi nous avons une grande maison…que ous avons construit nous même.. (enfin surtout monsieur 😊) c’est pour cela que nous avons pu la faire plus grande car nous avons économiser niveau budget…ce que j’apprécie comme toi c’est notre pièce de vie et le fait que chacun est sa chambre…mais comme tu le dis si bien c’est aussi plus de travail d’aller retours inutiles et l’accumulation de plus de choses…que j’essaie d’épurer d’ailleurs un peu…mon objectif étant de devenir un peu plus minimaliste…sans vider la maison biensur. … et je pense que le jour ou les enfants auront quitté la.maison nous déménageons dans plus petit…je ne me vois pas vivre à 2 dans cette grande maison.. 😊😊

  11. Je trouve ton article très intéressant et me retrouve dans certains points.
    Moi aussi je commence à me dire qu’il est assez superflu d’avoir un logement très grand. Si je devais déménager, ce ne serait pas pour plus grand du tout. Je déteste faire le ménage !!
    Non, aujourd’hui, je réalise qu’il y a des choses sur lesquelles je serais plus attentive :
    – avoir un petit jardin où cultiver nos légumes (on a une mini cour qui nous convenait il y 6 ans mais nous avons beaucoup changé dans nos préoccupations depuis)
    – avoir des rangements intégrés (car dans notre maison 1930, aucun placard intégré et ça veut dire des meubles pour stocker, ou du bazar qui traîne).
    – avoir un espace dédié au matériel de bricolage et aux vélos (un garage, quoi !), parce que ça aussi, c’est la bête noire, mon couloir est un dépotoir !!

    On a souvent des idées préconçues quand on achète sa première maison.
    J’ai appris en tout cas à me libérer doucement de cette pression du regard des autres. Notre chez-nous a une façade décrépie, des travaux pas finis, mais franchement, ce n’est pas le plus important. Tant qu’on est tous les 4 en bonne santé, qu’on a le confort (chauffage, un minimum d’espace), tout va bien !

  12. Hello,

    Nous sommes nous même en recherche d’une maison, et je la veux grande
    Parce que nous avons besoin d’une chambre par enfant et d’un bureau par adulte et d’une pièce de vie
    Donc forcément, nous cherchons grand. C’est notre envie du moment.
    Serons nous comme toi par la suite ? Possible. Mais je crois qu’une maison qui est trop grande, c’est surtout une maison sans vie
    Personnellement, là en appartement, ce qui me tape sur le système ce sont les cris de mes enfants qui « jouent ». S’ils étaient à l’étage, je pourrais faire autre chose, sans me questionner toutes les 5min pour savoir si je dois intervenir, ou pour leur dire : « moins fort ! » « on parle » « stop crier ! » et j’ai l’impression que ça me soulagerait beaucoup.

    Ma fille va sur ses 6 ans et a besoin d’un espace à elle (qu’elle a pour le moment dans un tout petit bout de mon bureau), je vois bien qu’elle aime dormir avec son frère (2ans) mais qu’elle aimerait encore mieux avoir sa pièce (pas forcément sa chambre, mais une pièce interdite d’accès à son frère) pour faire ses activités de 6ans qu’un 2ans ne peux pas forcément faire (bébé godzilla bonjour)

    Alors, on cherche, et j’espère qu’on trouvera une maison à notre taille, ni trop grande, ni trop petit (et avec un jardin !)

  13. Je comprends tout à fait ta réflexion.
    Nous y avons beaucoup réfléchi et nous étions sûrs de ne pas supporter la vie en appartement (trop petit, trop bruyant).
    Nous aimons le calme donc cela a aussi amené pas mal de critères pour la maison de nos rêves! (campagne, pas de limite de propriété ni de mitoyenneté).
    Nous avons trouvé la maison qui nous convient en cherchant longtemps!
    C’est grand mais pas trop, du terrain, au calme, avec un espace pour chacun, un bon débit internet! et les magasins de première nécessité à moins de 10 minutes.
    Je pense que chacun a ses propres critères. Personnellement, j’étais très malheureuse en appartement, la nature me manquait beaucoup et je ne supportais pas le bruit…

  14. Super article très juste. C’est drôle mais je suis dans la même réflexion. On a acheté une grande maison de ville va t on dire sur plusieurs étages il y a maintenant trois ans après avoir vécu dans un appartement bien plus petit où deux des enfants partageaient leurs chambres. J’ai, nous, avons apprécié déménager dans plus grand pour que chacun ait son espace, moi également en installant un petit coin bureau. Et maintenant je regrette d’avoir si grand car on passe notre temps à crier pour transmettre les infos, dans le ménage et je ressens comme toi cet éloignement au sein de la famille. Bref je vais devoir réfléchir à comment nous réorganiser ou rechercher une nouvelle maison plus petite.

  15. Il est vrai qu´avoir une grande maison, un grand appartement avec pleins de pièces peut en attirer certains. Mais il existe tout un tas de solutions pour optimiser vos petits espaces : prenons l´exemple d´une petite salle de bain. Petite salle de bain rime généralement avec peu de place, donc pas beaucoup de possibilités d´aménagement. Or c´est faux. Vous pouvez très bien intégrer une petite baignoire qui sera légèrement moins longue et moins large qu´une baignoire classique et ainsi profiter d´un moment de détente sans le besoin d´une grande salle de bain. Misez également sur le 2-en-1 comme pour les baignoires-douche!

  16. C’est drôle je découvre ton blog et beaucoup de choses font écho. (celui sur les papas aussi 😉 Pour ce qui est de la maison, tu tombes à pic! Nous nous sommes connus à Paris, donc à 2 dans un studio, puis en 2003 nous sommes partis à la Réunion… pour au final 15 ans de vie là bas. Nous avons eu 3 maisons, toutes plus grandes que la précédente à chaque fois(le hasard des visites parce que je n’aime pas trop les grandes maisons justement où tu dois crier pour te parler, je suis un peu esprit communautaire…) et la dernière nous a permis de stocker un max: horreur!!!! C’était aussi la période enfants petits, donc celle où tu stockes le plus je crois…Quelle que soit la taille du logement! Et puis nous avons eu envie d’autre chose, alors nous sommes venus nous installer à la campagne, dans l’arrière pays de Montpellier…nous sommes en location dans une maison 2 fois plus petite mais comme en déménageant de la Réunion on a laissé beaucoup derrière nous, toutes nos affaires sont rentrées sans être entassées. Une maison pour nous c’est surtout une pièce de vie avec la cuisine dedans car nous cuisinons énormément tous les 2(par goût et aussi pour le zéro déchet). Les devoirs sont fait sur la table du salon, nos filles malgré le fait qu’elles grandissent partagent leur chambre…bref c’est vrai que c’est très convivial et on y est très heureux… et voilà dix jours nous avons trouvé notre coup de coeur(nous avons toujours été locataires), une bergerie rénovée à acheter… et on se lance! C’est plus grand mais la maison est faite de telle façon qu’elle reste chaleureuse et les filles garderont une chambre pour deux… Ici tout le monde participe au ménage et à la cuisine, la cuisine surtout est très importante chez nous, que ce soit dans l’élaboration des menus, la balade au marché, la préparation et aussi la dégustation. Ce qui va changer c’est le jardin: pour le moment nous n’en avons quasiment pas, et là il y en a un « vrai » avec arbres fruitiers et un endroit pour poser une table et des chaises…mais il n’est pas trop grand donc l’entretien devrait être gérable(on a aussi un grand potager dans le village)… le jardin est clôt alors un chien et un chat seront adoptés… On est super heureux et excités de ce projet… et si pour moi ça n’est pas une promotion sociale, c’est vrai que ça donne le vertige de se dire qu’on aura un petit bout de terrain à soigner… Bilan dans quelques années 😉 Tout ça pour dire que je pense aussi et surtout que ça n’est pas la taille de la maison mais la famille qui vit dedans qui en fait la chaleur… il y a des périodes où l’équilibre change, on s’adapte. La campagne c’est juste la condition sine qua non…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.