Vieillir #15 Le désir d’enfant

J’ai 36 ans, 3 enfants, beaucoup de projets mais aussi de préoccupations dans la tête. Et puis, une question particulière qui tourne en rond, qui parfois même, m’empêche de m’endormir, c’est celle d’une autre maternité.

Je ne fais pas partie de ces personnes qui se fixe un nombre d’enfants à atteindre. J’ai toujours pensé que j’en aurais plusieurs, ce qui est bien pratique puisque ça veut à fois tout et rien dire. C’est une question que je pourrais prendre le temps de trancher tranquillement… si je n’avais pas 36 ans. C’est assez récent que je ressente cette sorte d’urgence à définir si oui ou non nous voulons un autre enfant. C’est venu presque d’un coup, non pas le désir d’enfant en soi, mais le désir de poser une réponse définitive quant à ce choix.

D’ un point vue purement raisonnable, je peux affirmer haut et fort ne plus vouloir d’enfant En effet, à l’heure actuelle je n’ai pas de réelle désir d’enfant, du moins pas désir viscérale. Ce genre de désir presque tyrannique qui ne lâche ni le corps et l’esprit. De plus, après cette année, les confinements, le stress, je me sens comme vidée de toute substance maternelle, je ne me sens absolument pas l’énergie de mener une grossesse ou d’accueillir un bébé. Et bien voilà, mon dilemme semble bien facilement résolu finalement. Et tout pourrait s’arrêter là si je n’étais pas à cet âge ingrat où le ‘non’ de l’instant scelle un non définitif.

Alors je vous propose un petit tour d’horizon, en vrac, de tout ce qui se bouscule dans ma tête concernant une potentielle future maternité.

La peur de l’avenir

Je n’ai pas envie de mettre au monde un nouvel enfant dans ce monde qui me semble très insécurisant. Je me fais déjà suffisamment de soucis pour l’avenir de mes enfants. Il n’est pas vraiment raisonnable selon moi d’y mettre au monde un nouveau. Cette pensée rejoint directement toutes les préoccupations écologiques actuelles. Je ne suis pas du tout de ces personnes qui montre du doigt les famille nombreuse, au contraire même. J’ai pleinement conscience que ce n’est pas le nombre de membres dans un foyer qui fait de force exploser un bilan carbone familiale, mais bel et bien les comportements des familles en question. Pour autant cela ne m’empêche de m’inquiéter pour eux, et aussi de ma propre cohérence envers l’environnement. Bien sur qu’en adhérant à une forme de décroissance cela ne va pas de soi de se multiplier.

D’un autre côté, j’ai le sentiment très fort que mes enfants font partie des individus éclairés sur les défis environnements qui attendent leur génération. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que plus ils seront et plus forts ils seront.

Le désir d’être pleinement moi-même

Mes préoccupations sont bien différentes d’il y a 10 ans (oui je suis maman depuis 10 ans). J’ai appris beaucoup grâce et à côté d’eux, dont la chose la plus logique et ambivalente qui est de prendre grand soin de moi-même. De m’écouter, de ne plus me sacrifier, d’être pleinement moi. Et ça évidemment ce n’est pas faciliter par le devoir de s’occuper de plusieurs enfants…

En même temps, j’ai aussi conscience que mes enfants m’ont énormément fait grandir. Et sans aucune hésitation, je suis une meilleure personne aujourd’hui qu’il y a 10 ans. Alors sont-ils une force pour s’épanouir soi-même ou un frein? Ce n’est finalement pas si simple comme question.

Une envie de grossesse ou d’enfant?

Si je veux être honnête, je ne rêve jamais d’un autre enfant auquel changer les couches, un autre enfant à amener au sport, un autre enfant avec lequel négocier. Ce que j’ai réellement peur de regretter ce n’est pas tant un autre enfant qu’une autre grossesse, une autre naissance, une autre fusion de la découverte. Comment vivre le reste de mon existence sans petits coups sous le nombril, sans accouchement physio, sans shoot d’ocytocine, sans émerveillement des premiers jours.

Les risques liés à l’âge

Désolé cette partie n’est pas très joyeuse, mais c’est un fait, je ne peux plus attendre de me décider pendant des années comme quand j’avais 25 ans. Je sais très bien que de très nombreuses grossesses se déroulent très bien après 40 ans, et je ne veux en aucun cas juger ces femmes. Mais j’ai conscience que plus on vieillit, plus plein de petits risques augmentent. C’est assez injuste pour nous les femmes, mais c’est un fait. Cela dit c’est également vrai pour les hommes dont la qualité génétique des spermatozoïdes s’altère avec l’âge. Je suis tellement moins insouciante face à la maternité qu’il y a 10 ans, j’ai fait des fausses couche, j’ai vu des connaissances perdre leur bébé, j’ai vu les angoisses des tri tests et de la clarté nucale, j’ai consolé les copines qui m’arrivaient pas à tomber enceinte, celles qui n’encaissaient pas leurs césariennes d’urgence, j’ai suivi les diagnostics qui coupent l’herbe sous les pieds. J’ai une gratitude immense d’avoir mis au monde 3 enfants en bonne santé issus de 3 grossesses sans complications. En demander plus, c’est un peu risqué, non?

Et puis suis-je vraiment un bonne mère

Et puis qui suis-je pour prétendre avoir le droit à un autre enfant? Suis-je à ce point compétente? Certainement pas. Chacun de mes enfant portent mon histoire familiale avec moult cadavres dans les placards, ce qui n’est vraiment pas un gage d’épanouissement. Et puis, je suis tellement impatiente, exigeante, je sais exactement ce que je leur lègue dont je préfèrerais les épargner. En fais je des individus heureux, forts, plein de confiance? Je n’en suis pas convaincue. Alors pourquoi un de plus, en ayant conscience de toutes mes lacunes?

Voilà ma réflexion du jour extrêmement décousue, de laquelle je n’arrive à tirer aucune conclusion. J’ai cependant eu envie de la partager ici car en en parlant avec plusieurs copines, je me suis rendue compte que c’était une interrogation légitime de notre tranche d’âge, et que peu importe les trajectoires, il y a toujours une difficulté à tourner la page de la maternité. Il y a une sorte de deuil à faire.

Voilà j’aimerais beaucoup en discuter avec vous.

70 réflexions au sujet de « Vieillir #15 Le désir d’enfant »

  1. J’ai deux filles de 10 et 7 ans et je viens de faire 38 ans, je pense mot pour mot à ce que tu viens d’écrire !!!
    Après la naissance de ma seconde fille je ne me suis jamais fermée à l’idée d’une troisième grossesse, mais pour tous les points que tu viens d’écrire je ne pense pas avoir de petit troisième.
    Après la vie peut être surprenante des fois 🙂

  2. Cette question si compliquée… En rangeant les vêtements et affaires de bébé en me disant c’est fini plus de bébé j’ai ressenti une grande tristesse. J’ai quand même tout rangé et mis des choses en vente mais…. Il y a un vide…. Raisonnablement c’est impossible. La maison est parfaite pour 4, les deux garçons me rendent déjà suffisamment folle mais…. Pourquoi ce besoin ? Je ne l’explique pas. J’ai envie d’un bébé. D’une fille plus exactement et là est tout le problème.
    Tu rajoute à ça des risques de trisomie du à l’âge (apparement passé 25ans tu es vieille pour faire des enfants) pour numéro 2 et je me retrouve avec une tête pleine de « et si ?  »
    Et si c’était encore un garçon ?
    Et si elle était malade ?
    Et si ce bébé est encore plus dur que les deux premier ?
    Et si je n’arrive pas à l’assumer ?
    Bref…. Dur dur cette question….

  3. je pourrais être ta mère, donc de la génération au dessus de toi..
    j’ai eu 4 enfants, j’ai beaucoup à dire sur ce sujet, mais je ne pourrais pas exposer ici, à la vue de tous, ce que je pense..
    c’est tellement personnel, chaque femme est responsable de son opinion, et de ses actes..
    bonne journée Débohra

  4. Merci de nous faire part de tes réflexions.
    Je partage tes préoccupations écologiques, sociales, politiques au sujet de l’avenir de nos enfants… ça m’angoisse tellement parfois que j’ai du mal à voir la lueur au bout du tunnel.
    Mes filles ont 5 et 1 an. J’ai eu la dernière à 39 ans, et oui ! ce sont des grossesses issues de FIV car mon corps ne réussissaient pas à fabriquer un petit d’homme. J’ai eu 2 césariennes en urgence, car mon corps n’arrivait pas à accoucher « normalement »… Pour la 2ème, on peut dire que j’ai eu un allaitement réussi, ce qui m’a guéri de ces échecs et a restauré la confiance en mon corps. loin de moi l’idée de faire pleurer dans les chaumières, c’est mon histoire.
    J’ai des regrets évidemment mais je sais où j’en suis à ce sujet. L’idée d’une 3ème grossesse ne m’a pas effleurée car je me trouve trop « vieille », je me sens moins remplie de l’énergie nécessaire à déployer face à un tout petit et surtout j’ai envie de passer à autre chose. et puis ce n’est pas une période de ma vie que j’ai adorée, j’ai aimé certains côtés et détesté d’autres (le ventre énorme à la fin, on peut pas manger ci ou ça, on est surveillées…). Par contre, j’adore lire, écouter, regarder des articles, doc… sur ce qui tourne autour de la grossesse, la naissance, ce côté mystique et sauvage qui entoure cette période. Je plaide pour les sages-femmes dès que je peux autour de moi, c’est métier mal connu et pourtant, elles peuvent faire des miracles, restaurer l’image de soi, la confiance en soi…
    Bref, mon message est décousu. on porte chacune notre histoire, nos aspirations sont différentes les unes des autres et toutes sont respectables et entendables ! et surtout, on peut en discuter sans se juger, c’est là le plus important et tu le fais à merveille.
    Merci encore.

  5. Bonjour, ton article que tu trouves décousu va nous parler à beaucoup je crois.
    J’ai 2 garçons que j’ai eu à 24 et 26 ans, de part mon histoire familiale je me suis toujours dis que je voulais pas reproduire le shema de 3 enfants avant tres mal vécue ma place de 2eme et encore moins un petit 3 ème avec un gros écart d’âge.
    Donc voilà je me retrouve à bientôt 30 ans à me poser la meme question que toi.
    J’ai encore plusieurs copines pas encore maman… J’ai adoré être enceinte, mon futur mari n’en souhaite pas d’autre (il va avoir 36) mais je sais qu’il lui en faudrait peu pour le faire flancher… Je me dis que si j’en veux un 3eme c’est maintenant pour pas qu’il est trop d’écart d’âge que mon chéri ne sente pas trop vieux…
    Et puis en même temps est ce raisonnable… Je suis loin d’être une maman parfaite, est ce que je fais déjà bien avec mes 2 premiers, les couches, les nuits compliquées, les maladies infantiles…
    Mais ne plus avoir de bébé, ne plus être enceinte… Une décision radicale encore compliquée à prendre pour moi.
    Merci pour cet article.

    1. oui ce truc de devoir trancher de façon définitive c’est vraiment compliqué.
      Mon chéri aimerait un quatrième mais dans 2 ou 3 ans…. et moi je me dis que je serais trop vieille!!

  6. Une enfant de 9 ans au compteur et elle restera fille unique. J’ai connu des montagnes russes d’hormones me faisant avoir envie d’un deuxième alors que je n’en ai jamais eu envie de revivre une grossesse ni accueillir un autre enfant.
    Plus qu’un désir d’enfant, c’est la nostalgie d’une période de la vie qui titille sans dire son nom.
    Comme si cette idée pouvait être un placebo « repousse ménopause ».
    Au tirage au sort de la vie, on a joué tardivement ( à 32 et 37 ans) une fois et on laisse la place aux autres.

      1. Maman d une seule enfant née après un parcours pma, nous n’avons jamais passé le cap du suivant. Elle a maintenant 9 ans, et la question ne se pose plus.
        On ne devient pas veille pour autant. On passe juste à autre chose. Notre famille passé à autre chose. Les projets sont différents, le temps pour soi, sans être le prolongement d un tout petit.
        Alors oui c est une page qui se tourne, clairement. Mais une chouette page de la vie d’une femme!

  7. J’aurai pu écrire la même chose (sans doute moins bien) tant ce sont exactement à la ligne près mes questionnements, réflexions, peurs…
    Nous avons le même âge. J’ai aussi 3 enfants. De 9, 7 et 3 ans. Aucune conclusion pour moi non plus mais c’est rassurant de lire que je ne suis pas seule à me torturer l’esprit avec ça. Merci pour cet article.

    1. Oui c’est un peu ce que j’attendais de la publication de cet article: constater que c’est une préoccupation commune à de nombreuses femmes

  8. Oh merci tellement MERCI pour cet article. J’en ai les larmes aux yeux !
    J’ai 39 ans, j’ai eu 2 enfants de deux pères différents. Mais mon compagnon actuel, père de mon deuxième, souhaite un 2ème enfant à lui. Chose que malheureusement je ne veux pas ! Je n’ai pas l’envie (et c’est bien là le principal, non ?), et surtout plus l’énergie de toute la « logistique » mais pour lui c’est viscéral comme tu dit et cela nous plonge l’un et l’autre dans une tristesse (lui de ne pouvoir être père à nouveau et moi de ne pas vouloir le faire car un enfant ce n’est pas un cadeau : ce doit être une envie impérieuse et c’est avant tout une responsabilité).
    Alors bien sûr, les petits bonheurs d’une grossesse et d’une découverte (sans occulter les nombreux désagréments de cette période) sont tentants mais il ne faut pas oublier la suite : les obligations qu’un nouvel enfant apportent tout au long de nos vies (même si l’amour inconditionnel est là).
    Merci pour le partage de tes pensées même décousues et merci à toutes également pour vos témoignages qui rassurent car je me se sens moins seule face à ma décision et mes pensées ( mon compagnon ne veut pas entendre mon refus).
    Bonne journée à toutes

    1. Oui j’aurais du parler de ça aussi, quand le désir n’est pas à l’unisson dans le couple.
      Je vous souhaite de trouver l’apaisement dans vos désirs mutuels

  9. Merci Deborah. Ici 36 ans et 3 enfants dont un tout petit de 5 mois bientôt… ma petite cerise sur le gâteau ! Avec mon mari on est convenu que c est le dernier… je me sentirai presque prête pour un 4e mais toutes les questions que tu abordes et que je m étais déjà posées pour ce 3e (et s il n est pas en bonne santé, et si l accouchement se passe mal…) resurgissent. Et tous ces risques qui augmentent avec l âge. Donc nous resterons 5 mais il est certain que ce n est pas facile de tourner définitivement la page. C est une période de notre vie qui se clôt. Une facette de notre vie de femme.

  10. Je n’ai pas encore atteint l’âge de cette question, j’ai encore le temps mais je sais que le jour où ce sera le cas je le vivrais difficilement, c’est le deuil de quelque chose même quand on ne veut plus d’enfant. Je pense que c’est une étape importante dans la vie d’une femme, d’un coupe voir d’une famille. Je m’imagine assez bien me lancer dans un gros projet à ce moment là pour clôturer une partie de ma vie et en lancer une nouvelle…

  11. Je suis mélancolique de ma grossesse, j’aimerai être de nouveau enceinte mais je ne veux pas un autre enfant. J’avais adoré cette parenthèse des 9 mois et accueillir un autre enfant serait merveilleux mais c’est aussi beaucoup d’énergie, de stress, d’organisation que je ne veux par pour le moment c’est certain. Et pourtant je n’ai qu’un enfant et toujours voulu qu »un. Mon avis n’a pas évolué mais j’avoue que de ne plus revivre une grossesse me fait de la peine. Et en même temps je ne vais pas refaire un enfant juste pour retomber enceinte ;(

  12. Bonjour, à 33 ans et 3 enfants j’étais persuadée de ne jamais arriver à arrêter de vouloir des enfants (je me suis toujours posé la question de savoir quand, comment, pourquoi on sentait que c’était fini). De façon bizarre, ma dernière grossesse a tout fait pour que ça soit la dernière. J’ai été malade du début à la fin et alors que je projetais un accouchement physio j’ai eu une césarienne programmée (ma hantise absolue). Je sais que si une nouvelle grossesse se produisait je devrais repasser par là et ça m’est tout bonnement impossible à imaginer alors j’ai tourné la page comme ça, non sans douleur mais avec certitude. Et je pense que ça a sauvé mon couple puisque mon conjoint ne voulant pas d’enfant, n’aurait pas supporté que je lui en demande encore un….difficile question qui est parfois tranchée par des évènements extérieurs…bon courage:)

  13. Comme tu le sais on a eu le choix du roi. Nos deux petits bouts vont bien. Mais j’ai 27 ans et j’ai encore le temps pour en faire. Pourtant on s’était 2 ça suffit pas plus.
    A l’arrivée de la dernière j’ai demandé « on met le troisième en route la tout de suite et on en parle plus ». Monsieur a refusé et je l’en remercie. Mais quand même … J’ai dis 2 c’est bon, mais les mois passent, les enfants deviennent de plus en plus autonome. La dernière grandit et je n’ai pas pu m’empêcher de penser tiens à elle a telle âge, quand son frère avait cet âge là, j’étais enceinte d’elle.
    J’ai pas adoré être enceinte, j’ai pas détesté non plus, mais plus ventre arrondit ? Plus de coup? Plus de bébé rien qu’à mois ? Plus d’allaitement ? Plus de tout petit bébé ? Ma raison me dit que oui, c’est comme ça je retrouve enfin du temps pour moi, ça roule, on a trouvé notre rythme, on profite malgré tout ce qui se passe en ce moment. Alors pourquoi cette envie présente quand même ? J’en sais rien, pour le moment je vie avec, elle ne m’embête pas. A voir avec le temps … Mais pour moi cela reste un deuil de la maternité à faire.

    Belle journée

    1. Oui je me dis que j’ai été enceinte 3 fois et finalement ce n’est pas beaucoup dans une vie. C’est juste cette peur de ne plus vivre ça qui me fait douter pour l’instant

  14. Merci pour ton témoignage, je comprends tous tes questionnements, j’ai le même âge que toi, 3 enfants, 3 garçons. Et je crois que j’ai toujours rêvé d’en avoir 4. Je ne sais pas pourquoi la famille nombreuse me fait rêver, je l’idéalise sûrement. Je crois qu’on est d’accord tous les 2 pour avoir un 4e (le dernier : Je pense qu’une 5e grossesse, accouchement serait trop pour mon corps, et mon age aussi me gênerais) Ce qui m’embête le plus c’est que l’on puisse penser que l’on décide d’avoir un 4e pour avoir une fille alors que non, c’est pour avoir 4 enfants, 2 équipe de 2 par exemple et pas la place du milieu. Peut-être qu’on aurait eu une fille, on se serait plus facilement arrêter à 3 enfants mais je crois qu’au plus profond de moi cela n’aurait rien changer, que j’aurais eu cette envie de 4e. C’est vrai qu’à l’annonce d’un 3e garçon, cela a été difficile, et j’ai cherché à comprendre pourquoi, j’ai fait un long travail sur moi même. J’ai compris et je suis convaincue que mes 3 garçons sont ce dont j’avais le plus besoin, qu’ils sont parfaits pour moi, ce sont mes essentiels. Les enfants sont uniques et comme tu le dis, ils nous font grandir, on apprend tellement à travers eux. Pour un 4e je ne demanderais même pas le sexe, j’ai envie d’avoir cette insouciance et de me laisser surprendre, ce lâcher prise que je n’ai pas réussi à faire pour mes grossesses précédentes. Je pense aussi à l’adoption, mon mari n’est pas vraiment pour ou à être famille d’accueil quand les enfants seront un peu plus grand. Je ressens ce besoin d’accompagner les enfants, ils sont la vie, l’esperence, la joie, ils nous montrent tellement leur vérité. Cela ne veut pas dire que je suis parfaite, personne ne l’est et ce serait trop de pression pour leur épaule, on chemine ensemble et on fait de notre mieux. C’est vrai le monde dans lequel on avance fait peur, j’aimerais tellement que cela soit différent, et cela me rend profondément triste lorsque l’insouciance des enfants n’est pas préservé, triste de voir tant d’inégalités. Comme toi je partage les mêmes inquiétudes, cette conscience environnementale, l’impression qu’on ne tire pas de leçons de l’histoire, mais je veux croire, qu’un petit pas en amène un autre, quelque part j’ai gardé cette foi en l’humain et cette profonde envie de contribuer à un monde meilleur.

  15. Même à 33 ans, je me pose les mêmes questions. Je ne ressent pas encore trop l’urgence de la decision,mais pour le coup la décision n’est pas que mienne… Pas évident de faire un choix si définitif quand le désir d’enfant est très présent mais plus partagé

  16. Bonjour Débohra, cela faisait longtemps que je n’avais pas commenté mais ton article me parle énormément. Je ne suis pas dans la même situation que toi mais je pense déjà à quand je le serai. J’ai bientôt 33 ans et 2 garçons de 3 et 5 ans. Avec mon mari, nous voulons tous les deux 3 enfants. (Jusqu’ici tout va bien, où est le problème, me diras-tu ?). Mais justement, me dire que ma prochaine grossesse sera sûrement la dernière me bloque. J’ai peur de ne pas profiter pleinement de cette future 3ème grossesse, surtout vu le contexte actuel. Dans l’idéal, je ne voulais pas trop d’écart entre mes enfants (mes parents ont fait 3 enfants en 4 ans et j’ai adoré mon enfance). Mais bizarrement, mes peurs engendrées par le fait que cette 3ème grossesse soit la dernière me font repousser l’échéance.
    Également toutes les petites questions pratiques car mon 2ème fils devient enfin autonome (propre jour et enfin nuit, plus besoin de lit parapluie et de tout la logistique pour les vacances, joue tout seul, mange proprement, etc) : suis-je prête à me relancer maintenant dans tout ça alors que je souffle enfin (« souffle » est un bien grand mot car j’ai l’impression de passer mon temps à leur crier dessus…) ? Et puis faudra-t-il changer de voiture ? comment organiser les chambres dans la maison (il nous reste de la place mais avec 2 chambres en enfilade donc pas l’idéal avec un bébé).
    Bref, plein de questions qui trottent dans ma tête alors que je n’ai « que » 33 ans, dont je n’ai pas trouvé les réponses.
    Je comprends donc tout à fait ton cheminement intérieur.
    Je te souhaite plein de bonheur à venir à toi et à ta famille.
    Marie

    1. Autre chose qui me fait retarder l’échéance de la 3ème et dernière grossesse… tu vas sûrement trouver ça débile car tant que les enfants sont en bonne santé c’est le principal… Mais j’ai l’espoir d’avoir une fille un jour (même si je suis persuadée que j’aurai 3 garçons vu la génétique de la famille des 2 côtés) et du coup j’ai peur d’être déçue si mon 3ème enfant est un garçon. J’ai vraiment honte d’avoir écrit cette phrase mais c’est pourtant ce que je ressens… la peur de la déception de ne pas avoir une fille, et du coup de ne pas assez aimer cet éventuel futur 3ème garçon (que d’hypothèses…!).

      1. Si cela peut te rassurer ou non, j’ai 3 garçons et je comprends très bien ton ressenti. Ne culpabilise pas, ton désir d’avoir une fille est légitime et cela ne veut pas dire que tu aimerais moins ton enfant si cela était un 3ème garçon.
        De mon côté, je pensais être préparée au fait d’avoir un 3e garçon mais au fond de moi-même je désirais vraiment une petite fille. A l’échographie, j’ai été stupéfaite par la déception de l’échographe au moment de nous annoncer la nouvelle, il avait peur de notre réaction, que nous soyons déçus et ça m’a un peu révolté, oui mon bébé était un garçon mais je l’aimais déjà tellement, et il était en bonne santé. Le plus dur finalement, ce n’est pas tellement notre ressenti mais la réaction des autres, comme si ce n’était pas idéal d’avoir « encore » un garçon. Mais porter et donner la vie est tellement un miracle, c’est déjà un immense cadeau. ça m’a impacté, oui j’ai pleuré, ça a été dur non pas d’attendre un garçon mais de devoir faire le deuil d’une petite fille et de surtout devoir gérer la réaction, les commentaires des autres. Et puis, on s’est dis ok on aurait bien aimé une petite fille mais on attend un petit garçon, qui est là en bonne santé, alors soit tu ne l’acceptes pas et tu sombre dans la tristesse et c’est tout le reste de la famille qui en subit les conséquences, soit tu acceptes et tu donnes tout ton amour à ce bébé, ce que l’on a choisi. ET qu’est qu’on l’aime intensément, notre petit cœur est merveilleux et il nous a apporté tellement de sérénité, d’apaisement. Peut-être que je suis faites pour être une maman de garçons ?J’avoue que j’ai plus de facilité avec les garçons, je suis plus à l’aise. Je crois que j’ai réussi à faire ce deuil de petite fille, j’ai compris aussi que je souhaitais une fille pour guérir en partie la petite fille que j’étais. Ce que je voudrais te dire, c’est que tu peut être déçu mais tu aimeras ton enfant par dessus tout quelque soit son sexe.

        1. Bonsoir Lisa et merci pour ton message. Je me permets de rebondir dessus car je me suis beaucoup retrouvée dans ce que tu écris. Déjà quand tu dis que le plus dur n’était pas d’attendre un garçon mais de devoir faire le deuil d’une petite fille : c’est exactement ce que je me dis : ma peur n’est pas d’avoir 3 garçons mais plutôt de ne pas avoir de fille.
          Comme toi, je me fais la réflexion que je suis peut être faite pour être maman de garçons.
          Ton message m’a fait réfléchir et j’ai essayé d’analyser la cause de mes sentiments. Je pense que cela vient de l’exemple que j’ai d’une relation mère-fils à l’âge adulte (à savoir la relation entre ma mère et mon frère) et c’est typiquement la relation que j’ai peur d’avoir avec mes garçons: mon frère a peu de centres d’intérêts communs avec notre mère, lui donne peu de nouvelles et prend peu de nouvelles d’elle (contrairement à comment il se comporte avec notre père). Alors que ma soeur et moi sommes très proches de notre mère. Ce qui me fait peur c’est en fait que mes garçons s’éloignent de moi en grandissant. Maintenant que j’ai analysé ça, je me dis que la solution est en moi : à moi de faire en sorte d’avoir des centres d’intérêts communs avec eux et de faire perdurer ce lien proche entre nous quand ils seront ados puis adultes 🙂
          Du coup, je te remercie car ton message m’a fait réfléchir et cette réflexion m’a réconcilié avec l’éventualité de n’avoir que des garçons.
          Pour finir, un dernier point commun : j’ai aussi dans un petit coin de ma tête d’être famille d’accueil une fois que les enfants auront quitté le nid 😉

      2. Je ne trouve absolument pas ça débile. Il n’y a pas de tabou à désirer une fille. C’est très bien d’arriver à verbaliser cette peur de la déception.

  17. Merci pour ce témoignage. Je ressens depuis plusieurs mois, j’ai 3 garçons dont des jumeaux. J’aime beaucoup la grossesse, l’accouchement et la découverte. J’ai eu deux belles grossesses et deux accouchements sans complications, peut être que du coup ça me parait simple… Ce qui perturbe le plus, c’est de clore ce chapitre alors que je n’ai que 31 ans. Il y a plein de femmes qui ne sont pas encore maman et pour moi c’est une étape qui serait finie? J’ai bien sûr des préoccupations logistiques et la « peur » de revivre une grossesse gémellaire (et 5 enfants ca serait trop!) et puis, si c’est un garçon, j’ai peur d’être extrêmement déçue… je sais que j’ai encore une petite dizaine d’années devant moi, et que tout ça est un peu flou, je suis rassuré par ton témoignage et les commentaires qui sont pleins des mêmes hésitations que les miennes.

  18. Ton article me parle tellement. Ici, on en a 2 : 8 et 5 bientôt 6. J’ai 33 ans et mon homme, 45.
    On est dans une région hors de prix, la Haute Savoie et notre appartement est juste pour un 3e. Moi, j’ai encore l’âge mais Chéri est plus vieux, je pense à dans 10-20 ans. La dernière nous a achevé les 2 1e années de vie. On est bien à 4…
    Mais, je me pose aussi cette question. En fait, j’ai pas envie d’avoir un nouvel enfant mais de connaitre encore la grossesse, la petite enfance, toutes ces nouveautés quotidiennes….
    Bref, pour tout ça, on aura pas de 3e. mais j’aurai toujours cette nostalgie. Surtout que ma dernière va faire 6 ans en janvier, que sa 1e dent bouge, que le n°1 grandit trop vite et sera au collège sans qu’on ait rien vu…
    Cette partie de notre vie et dernière nous, il faut s’y faire. On a encore tant à faire tous les 4 : un mariage, j’espère et pleins d’autres projets

  19. Bonjour, cet article me parle pour plein de raisons mais je souhaite apporter mon témoignage car contrairement aux précédents j’ai eu l’envie de faire un choix irréversible. Je rêvais d’une famille nombreuse étant jeune…Maman à 22 ans puis 24, solo à 25 ans et des années vraiment pas simples à vivre ensuite sans grand soutien et avec une charge mentale énorme, le non désir d’un nouvel enfant a pris de plus en plus de place. Les prises de consciences successives sur le fonctionnement de notre monde et cet avenir si incertain qui nous attend me feraient presque regretter d’avoir mis mes enfants au monde.
    En 2019 à 37 ans un debut de grossesse non désiré, cette décision d’y mettre un terme très facile à prendre donc mais qui n’en fut pas moins douloureuse malgré tout m’a enfin amenée à prendre rv pour une ligature des trompes, opération à laquelle je songeais depuis quelques années mais que je repoussais par peur sans doute… Depuis janvier je me sens une femme libre et c’est un véritable soulagement pour moi.
    Il y a un temps pour tout, dans 4 ans mes 2 enfants seront majeurs et j’aspire à bien d’autre chose 😊
    Plein de courage pour la suite, je vous souhaite à toutes de trouver l’apaisement et de vous écouter surtout.

    1. Merci Stéphanie pour votre témoignage. Je me souviens de cet épisode pas si facile qu’il n’y paraissait à vivre. Je comprends complètement votre point de vue et j’imagine cette liberté aussi… Je crois que j’aspire à ça aussi…. mais pas tout de suite!

    2. Enfin clairement dans notre cas c’est Jérôme qui passera par la case vasectomie, et non moi par la ligature, après des années à porter le poids de la contraception, je crois que ce sera à son tour!!

  20. Quelle question… Je pense que tout le monde se la pose un jour.
    Ici l’en je d’un 4eme a toujours été là et si on avait été tous les deux de cet avis, on aurait passé ce cap.
    Ma troisième grossesse a été une surprise, j’ai toujours eu l’impression d’un manque du coup, de ne pas avoir réfléchi, décidé d’avoir un enfant… C’est con mais du coup il y a quelque chose de pas terminé au fond de moi.
    Mais d’un autre côté, numéro 3 a maintenant 8 ans et notre vie est maintenant tellement « facile » niveau organisation et autonomie que l’idée de revenir dans les couches, les nuits pourries et tout le reste me refroidit. Sans oublier l’âge, la quarantaine approche à grand pas…
    Il faut donc se faire une raison et arriver à la faire accepter à nos tripes!!

  21. Coucou, je prendrai le temps de lire tous les commentaires, parce que c’est un sujet super intéressant. Pour moi, la question ne se pose plus, je me suis fait ligaturer les trompes, car je ne souhaitais plus avoir d’autres enfants, et ça de façon sûre. J’ai 42 ans, enfin je les aurai le 4 décembre 😊, j’ai 3 enfants (12 – 8 et 6 ans). C’est une réflexion que j’avais déjà menée après avoir eu mon 2e enfant (un garçon et une fille ça me suffisait et me comblait), et un accident est vite arrivé, mon 3e s’est pointé avec un stérilet en place. Je pouvais faire en sorte qu’on reste à 4,mais nous traversions tellement de mauvaises nouvelles (les décès de mes beaux parents à 10j d’intervalles avec un suicide, un dysfonctionnement cardiaque de mon mari a 35 ans, avec opération urgente), mon mari m’a dit « j’ai besoin de cette bonne nouvelle ». Alors on c lancé. Et c’est notre tornade. Il a tt chamboulé et remet toujours tt en question. C’est notre bisou baveur, notre chabada, notre boule d’amour et notre ronchon du vendredi. Mais j’en ai fini avec tt ça, et avec le cœur léger. Je veux pouvoir les accompagner ds les nouvelles choses qu’ils vivent et parcourir le monde avec eux sans contrainte. Mais, je suis aussi une grande chanceuse, mon métier : je suis assistante maternelle ❤️

  22. J’ai l’impression que cette question se pose souvent de façon un peu douloureuse pour les femmes. Je sais en tout cas que je l’ai déjà à l’esprit, moi qui vais bientôt avoir trente ans. J’ai deux enfants, garçon et fille. Ma petite n’a encore que trois mois. On pense s’arrêter à deux pour plein de raisons mais je ne suis pas sûre d’être 100% en paix avec ce choix. Je pourrais me dire que j’ai le temps de changer d’avis mais mon mari est plus vieux et plus décidé que moi.
    On verra où la vie nous mène mais je me retrouve dans ton regret des coups sous le nombril. Peut-être est-ce un regret éternel…

    1. Oui je n’arrive pas à savoir si ça va rester à jamais un regret, même après 4, 5 enfants… Est ce que à un moment on se dit pour de vrai « c’est le dernier » « c’est fini »

  23. Ton article me parle beaucoup, je suis maman depuis 12 ans d’une fille et d un fils de 6 ans, entre c est 2 etres merveilleux une grossesse extra uterine, la crainte de ne jamais avoir d autres enfants. Me voila à 37 ans avec depuis plus d un an l envie d un autre enfant, un reel désir mais mon homme pas du tout. Plusieurs choses dans ma tete depuis un an, le respect du choix de mon amoureux, je tente de me convaincre que j ai deja tellement de chance d’avoir mes 2 amours. De plus je partage comme toi des craintes de l avenir si anxiogène, d etre une bonne mere ?malgre toute la volonte de bien faire l impression parfois que ce n est jamais facile, que mon histoire de vie et familiale n a pas ete simple alors pourqui encore l imposer un autre petit etre. Et puis mon age, encore de la difference entre mes enfants, l envie de projets pour moi…bref je suis deja chanceuse et pourquoi vouloir plus, je tente de me dire que je dois faire un deuil de maternité mais j avoue que etre mere a ete le plus cadeau pour moi, m a permise de m affirmer, de prendre soin moi, de m ecouter pour eux et surtout mes enfants m apprennent des choses de moi tout les jours bien plus que les livres de developpement perso 🙂 et j adore ca soit dans le coin de mon coeur parfois je me dis que un autre bebe ne pourrait etre que du bonheur et je sais que secrètement j en ai envie alors je fais mon deuil petit à petit.

  24. Bonsoir,
    Ici, la décision est prise : on restera à 4. Alors bien sûr, on s’est posés des questions sur un troisième, on a hésité. Et puis un jour, la décision a été très nette dans ma tête pour tout un tas de raisons, dont celles que tu exposes plus haut. Maintenant, je suis en accord, en « paix avec moi même «  et je regarde sereinement vers demain en regardant mes enfants grandir et en profitant d’eux.
    Alors oui, je pense que quel que soit le nombre d’enfants que l’on ait, il faut un jour prendre la décision et faire le deuil de la maternité !

  25. Exactement mes pensées du moment ! Les mêmes questions ! J ai 35 ans dans 1 semaine, 2 enfants 1 gars 1 fille, après ma fille j étais certaine que c était la dernière. Puis elle grandit et depuis quelque temps je me dit que si on veut 1 troisième c est maintenant après je serais trop vieille… Donc je vais patienter voir si l envie se fait de + en + forte ou s estompe !

  26. Merci pour cet article. Je suis heureuse de voir que je ne suis pas seule. Merci à toi ainsi qu’à toutes les femmes qui ont témoigné. 34 ans deux petits garçons de 5et 3 ans. Je n’ai pas vecu ma deuxième grossesse en me disant que c’était la dernière. J’ai tjs eu ce souhait de 3enfants. Mais voilà j approche des 35 ans l âge ou ça bascule pr les statistiques médicales pour le bébé et la maman. Je ne sais pas si je sens le courage de me replonger dans les couches, les nuits compliqués, mais en même temps je rêve d une troisième grossesse d un petit bébé à m occuper et pourquoi pas ( surtout) d une fille… Le coeur la raison tout se mélange. Je me dis qu’il faut que nous prenions une décision rapidement.. Je ne sais pas ce qui m aidera pour cela…

  27. Ton article me fait tellement de bien, je me suis posée toutes ces questions ces jours ci. Même si je ne voulais pas de 3e, depuis quelques semaines je ressens une envie de 3e. Mais est ce une envie réelle d’un autre enfant ou juste l’envie de revivre une grossesse et d’avoir un nourrisson? Il faut apprendre à faire le deuil d’une future grossesse et d’un futur enfant, mais comment?

  28. Même âge….mais pas le mêmes questions.
    Pas de questions du tout en fait. Je me sens comblée avec les 2 filles et je me sens même incapable de recommencer une grossesse et une maternité ( pourtant j’aimerais vivre et revivre mes accouchements encore et encore).
    Je sens que j’ai trouvé l’équilibre familial et j’ai parfois même l’appréhension qu’une grossesse surprise survienne.
    Et puis la peur du monde actuel me conforte dans mes choix. Quand j’ai eu le choix d’être maman je ne pensais pas une seconde devoir vivre dans ce monde la et l’expliquer à mes enfants.

    1. Je comprends très bien ton point de vue, et c’est chouette d’être en paix avec cette question.
      Tu penses à une contraception définitive du coup ou pas du tout?

  29. Hello Débo ! Alala la maternité… moi qui criais haut et fort JAMAIS PLUS JAMAIS … je commence à penser à un 4e…! Alors que mes filles sont maintenant « autonomes » (enfn autonomes à 7; 5 et 3 on fait mieux…mais c’est tjs mieux qu’il y a 1 an!). On a notre projet de partir en camping-car donc ça ne sera sûrement pas avant…et après ? Dans 3 ans remettre un dernier ? À 38 ans ? Avec autant d’écart ? Je ne sais pas. Je ne suis pas fermée. Je prendrais comme ça vient. Mon mari étant hostile à 100% à l idée d’un 4e…mais ne faisant rien pour ! (Il doit se faire faire une vasectomie…un jour…!). Je lui ai donc dit que dans 1 an et demi je me faisais enlever mon stérilet avant de partir, et ça sera le destin si il n a rien fait de son côté avant. Marre que la contraception soit qu une affaire de femmes. Je me rebelle ! Ça me fait un pincement au coeur d’en arriver là, mais moi j’accepte le risque d’un 4e…

    1. Et ben dis donc quel retournement de situation depuis cet été où tu m’affirmais never never!!!
      Je ne sais pas si Cedric est si fermé car il a réussi à glisser dans une conversation « le plus dur c’est le passage de 2 à 3, après ça roule, même la mère de Tiphaine le dit »… comme s’il envisageait une suite….

  30. Moi je suis en plein dans le désir de maternité mais celui qui fait mal et qui angoisse un peu…
    Après une grossesse sans histoire et une fille adorable qui a maintenant 2 ans et demi, on s’est lancés dans l’aventure du deuxième…
    Une fausse couche… pas grave, on est surpris mais on encaisse…Ouf, je retombe enceinte assez vite…et rebelote une autre fausse couche…on est sidérés et on nous dit que c’est vraiment pas de bol…
    Et puis je suis à nouveau enceinte rapidement, on se dit cette fois c’est la bonne, ça serait vraiment une énorme malchance que… et malheureusement si ! De nouveau assommés par une troisième fausse couche…
    Je viens d’aller faire une prise de sang pour comprendre, pour savoir. J’attends les résultats et je m’interroge… jusqu’où on sera capable d’aller pour ce désir d’enfant?

    1. Oh je suis très peinée d’apprendre tous ces épisodes douloureux… Je te souhaite tellement que ton projet aboutisse… et dans la sérénité.

  31. Merci pour ce mail empreint de sincérité. Je trouve que c’est un vrai travail à faire sur soi. Je suis maman de 3 enfants et suis certaine que nous nous arrêterons là, du coup je vis chaque étape comme « la dernière fois » et ça m’aide à imprimer cette idée, j’essaie de savourer encore plus (dernière tétée, dernier portage…). Nous avons eu recours à la pma pour les 3, pour le dernier nous étions à 2 doigts d’abandonner et si ça avait été le cas nous aurions du faire un travail de deuil (pardon si ce mot choque) par rapport à ce petit 3ème, car les étapes n’avaient pas été vécues comme les dernières. Bon courage pour ton cheminement.

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