Comment faire quand on n’a plus confiance en l’école?

Je pense que vous n’avez pas pu passer à côté… aujourd’hui c’est la rentrée. Ces derniers jours vous avez du croiser des futurs écoliers impatients ou terrorisés, des enfants familiers de l’école qui ont hâte de retrouver les copains, d’autres qui y vont à reculons, il y a ceux qui n’aiment pas les séparations, ceux qui s’y ennuient, ceux qui n’ont pas saisi l’intérêt du truc…

Et puis il y a la multitude de parents derrière, qui traînent leurs propres histoires plus ou moins joyeuses et qui y retournent à l’école… d’une certaine façon. J’ai aimé l’école… mais pas forcement toutes les années de ma scolarité. J’avais tendance à donner trop d’importance à l’instit, j’étais beaucoup dans l’affect et dans le besoin d’être aimé, donc en fonction des enseignants j’ai vécu des années plus ou moins satisfaisantes. J’ai eu parfois l’impression d’être nulle, d’être seule, puis d’être douée et entourée. Certains profs m’ont humiliée, certains enfants se sont moqués de moi, j’ai souvent été la dernière choisie au sport. D’autres profs m’ont donné une envie furieuse d’apprendre et certains amis ont juste contribués à faire de moi ce que je suis.

Dans cette foule d’expériences et de sentiments intenses et contradictoires, j’ai adhéré au concept de l’école car c’était mon monde à moi, j’aimais apprendre, j’aimais observer les autres. Puis plus tard quand j’ai été en mesure de les comprendre j’ai aimé son sens et ses valeurs. J’ai aimé que ce soit une institution ouverte et gratuite pour tous les enfants, un lieu de rencontre pour grandir ensemble. Je suis devenue militante pour l’école publique, laïque et gratuite. C’est tellement beau d’aussi jolies idées réunies dans un même lieu.

Et puis l’école j’y suis retournée, sans vraiment y aller, sans vraiment m’en rendre compte… en accompagnant mes enfants à la porte. Notre expérience de parents met à mal mes idéaux. Nous avons vécu une succession de mésaventures, des plus anodines au plus graves. On a promis à nos enfants qu’ils allaient être rassasiés de leur curiosité, qu’ils allaient être écoutés, en sécurité, que personne n’allait les juger, qu’aucun adulte ne les prendrait en grippe, qu’ils rencontreraient des enfants qui deviendront des amis… D’années en années, on a été obligés d’admettre que l’école ne tenait pas nos promesses et que d’une certaine façon, c’est nous même qui les trahissions. J’ai décidé de ne pas en parler ici car ce n’est pas mon histoire et je ne me sens pas en droit de la rendre publique.

Aujourd’hui c’est de ma souffrance à moi que j’aimerais parler. Celle du parent derrière l’élève blessé. Comment confier son enfant, lorsqu’on n’a plus confiance ? Comment apaiser les maux de ventres quand le sien est en vrac ? Comment rassurer lorsqu’on est anxieux? Comment apporter de la légèreté quand on a conscience que c’est grave?

Nous avons exigé des entrevues qui ont été longues à obtenir, et puis dans cette salle de classe, assis à sa place… nous nous sommes sentis enfant. On l’a bien écouté nous faire la leçon, nous apprendre comment être de bons parents. On a essayé de glisser nos impressions sans froisser mais on ne nous a pas entendu. Est-ce la structure qui nous infantilise ou l’enseignant ? On a frappé à d’autres portes: les associations, la psychologue scolaire, la psychologue de ville, la médecin généraliste, les connaissances, on n’a trouvé des clefs, mais ce ne sont pas nos portes… Je ne pensais pas pouvoir autant souffrir d’amener mon enfant à l’école, je ne pensais pas pouvoir me sentir aussi impuissante alors qu’il s’agit de mon enfant.

Est ce que nous dramatisons, est ce que nous avons laisser les choses s’aggraver ? Est ce qu’il faut faire le dos rond ou un scandale ? Comment être certaine que nos propres décisions ne retomberont pas sur notre enfant?

Pour la première fois de ma vie, j’ai cessé de croire en l’école, du moins telle que je la connais et l’expérimente. Pour la première fois j’ai pensé à retirer mon enfant de l’école. Cette rentrée c’est la dernière chance pour l’école (du moins pour celle-ci). Je me sens terriblement seule dans mes interrogations et ma souffrance (même si nous formons une jolie équipe à la maison) et j’aurais grand besoin d’échanger…

Désolé pour cet article un peu lourd en ce jour de rentrée. J’avais programmer une recette de goûter pour aujourd’hui… J’ai écris ce texte à 23h hier soir sans trop y réfléchir, juste parce que c’était trop lourd.

60 réflexions au sujet de « Comment faire quand on n’a plus confiance en l’école? »

  1. Ton article réveille en moi de biens mauvais souvenirs…mes 2 filles ont connu les chouettes maîtresses puis celles qui font mal au coeur, donnent envie de pleurer et provoquent le mal ventre… j’ai alors moi aussi perdu confiance en cette école que j’ai tant aimé . Nous avons descolarisé notre ainée pour les 2 premières années de maternelle et avons trouvé une école plus humaine pour notre seconde…aujourd’hui Maelys entre en terminale et Aubane fera sa rentrée en 5ieme demain… tout se passe beaucoup mieux maintenant mais je sais que demain ma journée sera longue avec des larmes au bord des yeux jusqu’à leur retour.. Je te souhaite plein de courage et espère des super maîtres et maîtresses pour cette nouvelle année.

    1. Je suis triste pour tes filles… En fait ce qui est rageant c’est vraiment de voir au quotidien les séquelles de l’école: manque de confiance, peur de l’échec, peur de la collectivité etc

  2.  » je ne pensais pas pouvoir me sentir aussi impuissante alors qu’il s’agit de mon enfant » …cette phrase je l’ai lu deux fois, .. Quand on a notre enfant pour la première fois dans ses bras, on se dit que personne ne lui fera jamais de mal, que l’on sera toujours là pour le protéger ! Mais nous vivons dans une société qui parfois est cruelle, et souvent je me sent impuissante face a certains problème de mes enfants ;(

    Mon fils n’aime pas la cantine, il y va seulement 1 fois par semaine, il veut être à côté de son copain , et ce n’est pas toujours la cas, j’ai eu beau le demander plusieurs fois, discuter, même eu des échanges très ferme avec l’atsem « on ne peut pas forcer X a manger avec lui » mais X est d’accord alors pourquoi ne pas les mettre à côté ? « sa dépend comment ils entrent » ils se tiennent la mains donc ils entrent ensemble !!! mon fils à la boule au ventre chaque veille de cantine, et moi aussi du coup ;( ça parait anodin comme situation mais j’ai peur qu’il en arrive a ne plus aimer l’école, ou que les instits et/ou atsem le prennent en grippe à « cause » de moi car je ne lâcherai pas, j’aurai encore sans doute des discussions à ce sujet et j’avoue que sa me tracasse déjà !!

    Courage à toi et ton bout’chou <3

  3. J’ai la chance de ne jamais avoir connu ce genre de soucis, à titre personnel comme avec mes filles puisque je suis jusqu’à présent très satisfaite de leur école (publique). Mais j’imagine l’horreur que ça doit être de savoir son enfant mal, et de n’avoir aucun sentiment d’être écouté, encore moins compris… J’espère que ça va s’arranger rapidement pour que vous puissiez, vous et votre fils, retrouver un peu confiance ou en tout cas, sérénité.

  4. C’est tellement dur lorsque l’on touche à nos enfants et que l’on se sent impuissant…
    Mais Il y’a aussi à l’inverse des écoles, instititeurs/trices qui accueillent les enfants malgré les difficultés, les différences et font tout pour que ça roule… Je le vois avec Oscar et je me dis toujours que l’on a de la chance quand j’entends tout ce qu’il se passe autour…
    Les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément donc je vous souhaite une belle année scolaire et que tout se passe bien…

    1. oui je sais qu’il y a toutes sortes d’instits et d’école. Mona a d’ailleurs la chance de faire une scolarité sans faute jusqu’à maintenant. Elle a toujours été entourée de confiance et de bienveillance. Et elle adore l’école

  5. Coucou! Ca doit être terriblement dur et frustrant comme situation, j en suis désolée pour vous. Les parents des autres enfants ne réagissent pas?
    Y a-t-il d’autres écoles dans votre région et une possibilité de changer d’établissement éventuellement?

    J’ai une amie dont la famille était dans la même situation. Elle a décidé de déscolariser ses enfants et fait désormais l’école à la maison. Cela pourrait être bon de se renseigner peut être? C est quelque chose qui fait souvent peur « en suis-je capable? ». Mon amie est ravie de cette expérience et ses enfants également. Il y a des groupes à ce sujet sur Facebook par exemple, et certainement des forums également. Il y a peut être des familles qui font l’école à la maison dans ta région et avec qui tu pourrais en parler également.

    Tout de bon pour cette nouvelle année scolaire, j’espère qu’il y aura une évolution positive…

    1. Nous avons évoqué toutes ces possibilités sans tabous
      Les ecoles privés autour de chez nous sont soit catholiques et élitistes soit hors de prix. Et le changement d’école publique doit se faire en accord avec l’inspection donc c’est compliqué
      Quant à l’instruction à la maison, je suis convaincue que ce serait la solution pour Roméo… Mais pas pour moi qui devrait arreter de travailler et me consacrer à lui, ce qui ne serait pas très compatible avec mon épanouissement personnel

  6. Bonjour, je te comprends tellement ! L’école prend une grande part dans la vie de nos enfants et y aller à reculons est une vraie souffrance pour tous. Je n’ai malheureusement pas de solution pour ton fils, mais je me dis que parmi l’équipe enseignante il y en a forcément un ou une qui peut t’écouter et t’entendre. C’est tellement injuste !
    Sinon, sache qu’il existe un certain nombre d’ouvrage en litte de jeunesse sur le harcèlement, peut être que ça pourrait donner des outils à Roméo ? Je peux te communiquer des titres si tu veux. Courage !

    1. Ah oui je veux bien.
      Après en soi le harcèlement est terminé mais le sentiment d’insécurité et d’incompréhension ne s’est toujours pas envolé

  7. je suis de tout coeur avec toi et ton enfant, j’ai compris que c’est Roméo, mais je me trompe peut être?
    à te lire au fil des jours, on ne soupçonne rien de particulier au sujet de la scolarité de Roméo, et c’est vraiment un gros étonnement de ma part.
    je n’ai pas de solution miracle à te proposer, mais reste toujours à l’écoute de ton enfant, fais lui confiance..c’est par lui que viendra le dénouement de ta triste histoire.
    Câlins à vous deux

  8. Je suis désolée de lire ça, c’et tellement dur à vivre.
    L’école, je m’en méfie terriblement, j’en ai tellement souffert quand j’étais enfant. J’essaie de faire la part des choses, il n’y a pas d' »école » mais des écoles, des enseignants, des années toutes différentes. Des élèves, des enfants, des histoires, toutes différentes.
    Mais ce sentiment d’impuissance…
    Cette expérience répétée de l’enseignant que j’aborde (ou que je vois un autre parent aborder) avec intérêt et ouverture, qui se replie tout de suite, vire presque hostile, répond à peine…
    L’étonnement, dans une école qui existe depuis des dizaines d’années, de n’avoir ni liste des classes, ni liste des fournitures avant le jour de la rentrée, ni même les noms des enseignants collés en GROS sur les portes pour qu’on s’y retrouve alors qu’il y a tant de classes…
    Bonne rentrée quand même, et puisse cette année d’école, être une année joyeuse.

  9. Bonjour Déborah, comme je te l’ai dit sur Insta, nous avons eu un problème similaire avec l’école du loulou, qui entre cette année en CM2. En CE2, il se faisait harcelé par un élève de sa classe. J’ai eu confirmation qu’il s’agit bien de harcèlement par la cellule anti harcèlement (que tu peux peut-être contacter d’ailleurs, c’est un numéro vert, ils sont très à l’écoute). Nous avons rencontré les enseignants, puis la directrice, qui nous a assuré faire de son mieux, mais déconseillé de rencontrer les parents de cet enfant. Finalement, notre enfant a fini par ne plus rien dire, ni à nous ni aux enseignants, qui lui disaient d’arrêter de faire des histoires pour rien ! Il a perdu confiance, en lui, en nous et en l’école.
    Nous sommes allés à l’heure de la récré observer, et là, le choc : notre enfant qui reste seul à côté d’un enseignant pour ne pas être embêté, puis l’enseignant s’éloigne en lui disant d’aller jouer. L’enfant harceleur se rapproche alors avec tout un groupe, mon enfant se met en boule sur le sol de la cour, et là les enfants, sous les ordres du premier se mettent à lui donner des coups de pieds ! Les enseignants n’interviennent pas, occupés ailleurs … Nous les avons interpellés pour que cela cesse. On nous a convoqué dans le bureau de la directrice, et on nous a reproché de venir surveillé la récré, parce que c’est leur rôle, pas le nôtre ! L’enfant a été puni pendant la récré suivante et c’est tout. Quand j’ai suggéré à la directrice de faire une réunion pour interpeller les enfants sur ce qu’est le harcèlement (conseillé par la cellule citée plus haut), elle m’a répondu qu’elle était contre car cela pouvait donner des idées aux enfants !!! bref, notre enfant allait à l’école la boule au ventre, et pour cause : il arrivait dans la cour, s’asseyait sur un banc et attendait la sonnerie. Aussitôt, l’enfant harceleur arrivait pour le faire dégager. Mon fils allait alors dans le rang, en premier puisque les autres jouaient, et là encore l’autre enfant venait le faire dégager en le frappant.
    Les seules fois où il a voulu se défendre, il s’est fait punir et nous, nous étions convoqués en nous sermonnant qu’il ne fallait pas se plaindre ensuite ! Je précise que notre enfant a été diagnostiqué HP, qu’à aucun moment cela n’a été pris en compte pour les apprentissages, par contre pour nous dire qu’il gérait mal ses émotions à cause de ca … Et bien oui mon enfant pleure quand il est à bout de persécutions, mais et nous en tant qu’adultes, on réagirait comment ?Pour toutes ces raisons, nous l’avons changé d’école, pour le privé, malgré nos convictions initiales et le coût. Mais notre enfant a retrouvé le sourire pour aller à l’école, et même s’il restait sur ses gardes par rapport aux autres enfants, il s’y est enfin épanoui.Et se matin, cela s’est très bien passé. Voilà juste un témoignage parmi d’autres. J’espère que tu n’auras pas besoin d’en arriver là, mais de toutes nous n’avions plus le choix, il se rendait tellement malade qu’il manquait l’ecole un jour sur deux, il était à la limite de la phobie scolaire. Ah et la directrice de l’ancienne école nous a conseillé la psychologue scolaire, que nous avons rencontre quand même, pour apprendre à notre enfant à ne pas prendre les choses trop à coeur ! bref, pour elle, le problème c’était notre enfant, par le harceleur …

    1. ton histoire est horrible et voir de tes yeux ton enfant se faire maltraiter ça doit être affreux!!
      En fait je déteste ce discours minimisant « c’est des chamaillerie, ça existe depuis des années, ça tue personne etc… »
      Si on veut faire un monde meilleur c’est maintenant que ça commence!

  10. Je te comprends ; nous avons pris la difficile décision cette année de rompre avec l’école parfaite pour nos enfants. Philéas y avait fait toute sa scolarité, on était sûrs que Virgile y resterait aussi.

    Ils ont tous deux été dans une école alternative à la pédagogie douce. Mais depuis ces derniers mois cette école a vécu des moments trop durs pour qu’on y laisse Virgile. Qui le ressent d’une manière terrible : « ce sont les enfants qui payent les co**eries des adultes ».

    On a eu du mal à vivre cette rupture et ce matin je l’ai accompagné devant sa nouvelle école. On a fait bonne figure, mais j’attends midi avec impatience <3 .

  11. Ce matin j’ai laissé mes 2 filles à l’école avec ce sentiment désagréable que ça n’était peut-être pas le meilleur des environnement pour qu’elles deviennent des petites filles heureuses, épanouie, confiante en la vie. Pour moi l’instruction résonne avec le mot liberté. Leur donner les cartes pour en faire des adultes libre de faire les choix qui les rendront heureux. L’avenir nous le dira mais parfois ça sonne faux au fond de moi.

  12. Face à Monsieur qui a fait sa scolarité dans le privé, je défendais l’école publique et ouverte à tous. Mais voilà, mon fils est entré en première année de maternelle, et j’ai du me rendre à l’évidence, cette école ne lui convenait pas. D’un naturel réservé et très sensible, il n’a pas été écouté mais moqué (les moqueries ne venaient pas uniquement des autres enfants). Sa curiosité naturelle et sa soif d’apprendre ont été étouffés … L’entretien avec l’équipe éducative a été décevant, c’était à lui de se conformer à l’école, selon eux il fallait l' »endurcir » .
    Après cette année difficile pour tous les 3, nous avons eu la chance de trouver une école bien plus adaptée.
    Cependant, avant de faire ce choix nous nous sommes remis en question. Est-ce que nous devions revoir notre mode d’éducation? Est-ce que nous avions bien expliqué ce qui n’allait pas? Les autres parents de l’école n’avaient pas l’air de comprendre notre désarroi, ils étaient satisfaits et nous regardaient comme si nous venions d’une autre planète.
    Evidemment, toutes les écoles sont différentes et tous les enseignants ne sont pas à mettre dans le même panier.
    Aussi, j’espère que cette année sera bien meilleure. Plein de courage à vous.

  13. Bonjour Deborah…j’ai lu ton article et les témoignages des mamans et j’ai le cœur au bord des yeux pret a pleurer.. je me suis reconnue dans ton expérience à l’école…j’ai eu de très bons enseignants et aussi de mauvais. Une en particulier qui me détestait moi et un autre élève parce que j’ai une tache de naissance sur la moitié du visage. Elle me mettait de côté quand elle faisait classe a mi temps, heureusement dans un sens…qui échangeait les cadeaux de fêtes des mères. Ma mère n’a jamais eu celui confectionné par mes petites mains mais celle d’un autre élève…et puis de très bons qui m’ont écoutés et donner des conseils pour affronter le regard des autres et me donner co fiancé en moi un.peu plus. Pour essayer d’encaisser les moqueries…et maintenant que je suis maman j’imagine la douleur de la mienne quand je lui racontait… le fils d’une de mes amies a été victime de harcèlement au collège…j’en aurais pleuré quand elle me racontait. Elle a finie par demander à convoquer les harceleurs et leurs parents dans le bureau de la principale pour mettre les choses à plat, pour qu’ils reconnaissent les faits et faire bouger la situation…ils ont pris conscience apparemment et se sont excusés. Je ne sais pas si ils ont été sanctionnés. Mais apparement ça va mieux…
    J’espere que ça ira pour vous…ce n’est pas facile en tant que parent. On ne sais pas si on fait assez si on doit faire plus ou si on doit les changer d’école …je vous souhaite bon courage et j’espère du fond du cœur que ça ira mieux…

  14. Je comprends tout à fait ton propos puisque nous avons vécu une année très compliquée l’an dernier avec mon aîné à cause d’un instituteur très méprisant qui faisait régner la terreur dans sa classe avec quelques boucémissaires dont mon fils. Je suis disponible si tu veux en parler par mail. Bon courage et bonne rentrée malgré tout à tes 2 loulous.

  15. Ton texte m’a pris aux tripes… Ça doit être véritablement compliqué pour toi. Pour vous. Surtout quand on ne sent pas écouté. J’espère de tout coeur que cette année va vous apporter son lot de bonnes nouvelles et de joie !
    Je croise les doigts pour vous … Et vous envoie plein de pensées !
    Et j’espère que les enfants auront passé une belle rentrée…
    A bientôt !

  16. Bonjour, moi le problème du harcèlement je l’ai réglé moi même sans passer par les enseignants. Je suis allée chez les deux familles concernées pour en discuter et il a pu continuer sa scolarité dans cette établissement sans être inquiété. Voilà j’ai eu certainement la chance d’avoir 2 familles qui ont bien voulu entendre.. bon courage

  17. Mes filles sont encore en maternelles mais je sens déjà l’influence des autres sur leur envie ou non d’aller a l’école, leur peur parfois… C’est si dur de ne pas pouvoir les protéger… Je vous souhaite que tout s’arrange pour le mieux, de tout cœur !

  18. Cet article, je ne m’y attendais pas. Pas aujourd’hui. Et pas vraiment phase, je dirai avec ton insta gram. Et cela m’a bouleversé. Je ne connais pas ta situation mais j’ai connu une situation qui m’a fait douter il y a un an. Cela m’a déstabilisé mais on a continué d’y croire. On a ajusté, fait des choix, pris la parole. On a fait ce qu’on a pu. Ca va aujourd’hui. Je te rassure, rien de parfait. Je me trimballe une boule au ventre depuis 10 jours et je ne dors pas bien. Mais ça va. Alors merci pour cet article, loin de la guimauve.

  19. Oh désolée de lire cela… Je comprends ton désarroi face à ton ‘impuissance !
    Je suis fille de prof des écoles et j’ai toujours adoré l’école ! Je n’étais ni ultra populaire ni persécutée…juste bien! Heureuse et épanouie et donc j’ai toujours défendu l’école publique.
    Et puis… jai eu un bébé (qui n’a pas encore l’âge d’aller à l’école !)… Et aujourd’hui je m’interroge sur le choix de son école et j’avoue j’ai un peu peur !
    Parce que entre temps j’ai travaillé dans des écoles et j’ai été frappé par le nombre d’enseignants blasés, tristes… (Je précise pas tous ! Beaucoup étaient aussi formidables !) Mais un certain nombre ne donnait pas du tout envie d’être dans leur classe ! Et d’imaginer mon enfant, des enfants passer toutes leurs journées avec un adulte triste et déprimant cela m’a fait bizarre… Je suis convaincue que beaucoup de prof sont extra mais j’ai l’impression que c’est un peu la loterie et qu’on peut avoir quelques années gâchées par une équipe enseignante pas au top !
    J’en ai discuté avec un copain prof des écoles qui a essayé de me rassurer en me disant que souvent on change de classe tous les ans et donc de prof ! Et que c’est bien aussi pour un enfant d’être confronté à divers adultes et diverses façons d’être et il me disait de me faire confiance à moi et à ma fille car un prof ne fait pas tout et l’éducation des parents reste quand même un bagage que l-enfant emmène partout avec lui ! Bref ça cogite pour moi et je me prépare pour le futur !
    Je te souhaite donc beaucoup de courage pour cette situation pas facile !

  20. Tu as raison d’ouvrir ton cœur, j’espère sincèrement que cette année se passera mieux que les précédentes. Je ne connais pas ton histoire mais je ne peux que comprendre ton mal-être de maman qui laisse son enfant dans un environnement qui le fait souffrir.
    Nous avons ici eu la chance de toujours tomber sur des enseignants très à l’écoute quand les situations sont sorties des « standards », si ça n’avait pas été le cas, sans doute me poserais-je aussi beaucoup de questions.
    Plein de courage à vous …

  21. Ça me parle tellement, entendre mon fils chaque jour me dire qu’il ne veut pas retourner à l’école, les pleurs, les crises d’eczema car il ne sait pas encore bien exprimé ce qu’il ressent, il n’a que 5 ans et déjà il prend sur lui pour essayer d’y aller chaque jour. L’incompréhension de l’entourage… Je pense très sérieusement à l’ief mais mon mari a du mal à franchir le cap…

  22. Bonjour,
    Comme je te comprends quand tu dis t’être sentie infantilisee assise sur une chaise d’enfant! Je n’ai jamais eu de problème avec l’école, je travaille dans la formation pour adultes, mais j’ai ressenti cette sensation lors d’un rdv avec la maîtresse: se sentir minuscule sur cette chaise et entendre un discours assez sec, directif (mais tout de même respectueux). Cela m’avait fait réfléchir ensuite, et j’avais compris ces parents qui disent que la maîtresse se positionne en supérieure, celle qui sait. Quand on regarde le parcours de la majorité des professeurs des écoles, ils ne connaissent que le milieu scolaire, avec notamment cette vision universitaire que les profs savent et que les autres non. Puis, malheureusement, pour être plus tranquille, mieux vaut pour eux ignorer ou « calmer » les parents d’une façon ou d’une autre. Mais on est loin de leur rôle et de leur déontologie officielle…
    Si vraiment cela se passe mal cette année et si ton fils est OK, cela peut être bien de changer d’école, mais peut être avec un accompagnement d’un psychologue spécialisé pour éviter qu’il intègre inconsciemment qu’il en est responsable, pour que la situation ne soit pas transportée ailleurs.
    Je ne te connais pas, mais je t’envoie des bises.

  23. J’ai envie de te dire « une famille de plus » (et quelle que soit la région).
    Pour te situer, j’ai toujours aimé l’école (sauf les cours d’EPS au collège et au lycée moment d’humiliation ultime quand tu te retrouves parmi les derniers choisis dans la compo des équipes, enfin ce qui l’ont vécu savent, et je le précise car j’ai été prof et je me suis prise la tête avec des profs d’EPS le nez dans le guidon qui me disaient que ça en bougeait certains de se sentir méprisés, que ça endurcit, que c’est pas si terrible à encaisser … ).
    Bref je ne suis plus prof dans le public. Et notre fille unique a testé l’école (REP+, tant qu’à faire dans le public autant y aller à pieds joints !). Première année, harcèlement, coups, et la maîtresse/directrice qui me disait que j’étais trop protectrice, que c’était l’école de la vie, que notre fille inventait. Pas de bol, j’avais réussi à avoir la possibilité de voir la cour de récré depuis chez quelqu’un). Elle a pris les choses au sérieux le jour de trop, celui où nous lui avons adressé une lettre demandant un rdv. Là, ça devenait problématique pour elle. Tout courrier adressé au chef d’établissement doit recevoir une réponse écrite, avec copie à l’inspecteur. Ou comment mettre le doigt où ça fait mal.
    Les deux années suivantes, changement de direction et de personnels, niveau affligeant. A se demander si le maintien du niveau nivelé vers le bas ne les intéressait pas conserver la prime mensuelle de REP+. Soit disant en tant que parents de « zèbre » on en demandait trop. C’est sûr que le temps de récré n’avait rien à voir avec le temps indiqué dans le BO. Après tout, pourquoi faire bosser des élèves, quand de toute façon leurs parents n’ont pas de bons souvenirs de l’école/n’ont aucune attente si ce n’est de faire de la garderie/ne maîtrisent pas ou peu la langue.
    Depuis c’est école privée, comme cela aurait dû être depuis le début.
    Bon courage à toute ta famille, car ça impacte bien plus que ce qui est supposé être un malaise passager.

      1. Je ne me suis jamais voilée la face ni en tant que prof du public, ni en tant que parent du public et désormais du privé.
        Tous les privés ne se valent pas. Il y a des privés qui récupèrent tous les exclus du public, les privés ghettoïsés qui n’en ont plus que le nom, les privés élitistes où le mental et la santé sont mis à rude épreuve …
        Chaque matin à Marseille c’est l’exode, des familles qui déposent leurs enfants à l’opposé de leurs domiciles, que ce soit à cause d’une carte scolaire tordue avec des « poches », ou pour aller dans les « bons » établissements.
        Perso, la scolarité en REP+ c’est fini, on libère une place pour tous ceux qui pensent que c’est formidable.

  24. J’ai les larmes au bord des yeux en lisant ton texte Déborah. J’ai moi aussi une grande confiance en l’école publique, ayant été épargnée dans mes différentes écoles jusqu’au CM2, une classe où je me suis retrouvée confrontée aux harcèlements d’autres élèves. Période dure. Mes parents ne comprenaient pas pourquoi j’y allais à reculons, moi pourtant si enjouée. Ce que je sais c’est qu’il ne faut pas lâcher le morceau. Si tu penses que ton enfant n’est pas bien alors il faut trouver une solution. Je te souhaite bcp de courage à toi et Roméo. Gros bisous

  25. Bonjour,

    Je n’ai pas grand chose à t’apporter et j’en suis désolée. Mais je te, vous souaite du courage pour cette année et j’espère surtout que vous trouverez les bons interlocuteurs pour trouver la bonne solution et pour que ton loulou s’épanouisse.
    Je suis désolée de lire tous ces messages de mal-être à l’école…Je me bats aussi pour l’école publique mais depuis 2 ans je l’interroge et je suis hypervigilante. Dans mon village l’école maternelle est juste exceptionnelle mais le passe au primaire est rude. Quand mon grand (qui vient de rentre au CM2) est entré au CP cela a été r§s difficile, l’année à été compliquée et j’ai eut des différents avec l’enseignante. Comme toi je me suis sentie infantilisée quand elle m’a reçu et malgré nos échanges, (qui sont restés soft de ma part, je ne voulais pas que cela retombe sur mon fils) elle n’a en rien adapté son comportement. Mon fils s’est ennuyé toute l’année, n’étais pas écouté(il fallait qu’il garde sa place d’élève et surtout qu’il laisse la place aux autres) sa soif d’apprendre n’a pas été entendu. Rien de grave, c’est vrai, mais un mal-être quand même.
    Cette année ma deuxième est rentrée au CP j’espérais de tout cœur qu’elle soit dans l’autre classe, manque de bol… Il va falloir que je prenne sur moi !! J’ai été choqué de l’accueil de cette maitresse, aucun mot, aucun regard pour les enfants, aucune explication pour les parents… Bref,aucune humanité, aucune attention pour ces petits loulous pour qui c’est un sacré passage….
    Dans cette école le dialogue est très compliqué, il n’y a aucun projet, la directrice prône engagement t minium et le minimum syndical concernant les enseignements, peu de projets et de sorties…
    Bref, du coup je m’investis cette année dans l’équipe de parsent d’élèves en espérant faire bouger les choses de l’intérieur…et si rien ne bouge je serais dans l’obligation de trouver une autre solution pour mes s enfants…

  26. Comme je te comprends et comme je trouve injuste qu’un garçon aussi charmant, gentil avec son frère et sa sœur et avide de connaissance ne soit pas heureux à l’école ! Si ça peut te rassurer, l’entrée en sixième est parfois un bon moment pour remettre les choses à zéro et pour repartir sur de nouvelles bases. Ça a été le cas pour notre fille qui a malheureusement appris en maternelle à… détester l’école et la récré alors que le rôle de la maternelle est au contraire de les amener en douceur vers le monde de l’école et de l’apprentissage et du vivre-ensemble. Raté !
    Mais peut-être que cette année Roméo va faire les
    Bonnes rencontres et qu’à plusieurs ils se sentiront plus forts.
    Bon courage !

  27. Bonsoir Déborah.
    J’imagine ta détresse de maman qui sait que c’est dur pour son enfant mais qui se trouve presque impuissante puisque pas entendue.
    Je ne m’étendrais pas sur le pourquoi je suis réfractaire à l’école telle que nous la connaissons depuis des décennies et qui est devenue absolument obsolète. Le système éducatif tel qu’il est ne prend absolument pas en compte l’individu. Et trop souvent même en cas de gros problèmes. L’enfant n’est pas considéré et les parents pas écoutés.
    Pour ma part, j’ai fait le choix, avec son consentement, de déscolariser ma Little L. lors de sa rentrée en CE2. Nous avons passé notre première année d’Instruction En Famille et cette année, la question ne s’est même pas posée : elle refuse de retourner à l’école. Little L. apprend à son rythme, avec une vraie écoute, elle devient plus autonome dans son travail et ne reçoit pas de pression sociale de la cours de récréation où il y règne bien souvent la loi du dominant / dominé. Elle continue à voir ses ami(e)s, mais la relation est tout autre et beaucoup plus détendue. Je ne vois que du positif au choix que nous avons fait.
    J’espère de tout cœur que votre situation va s’arranger et que vous trouverez rapidement la solution adéquate pour votre enfant.

  28. Je suis professeur en lycée, mon conjoint est CPE en collège et nos deux établissements sont jugés « difficiles ». Notre puce a 1 an et nous nous posons déjà la question de sa scolarisation car s’offrent à nous deux choix: le public et le privé. J’ai toujours cru en l’école publique, devenir enseignante a toujours été pour moi une vocation. Mais je suis atterrée de voir ce que notre école devient: des enseignants peu formés voire pas tout formés à la réalité du terrain, très peu de suivi de ces enseignants de la part de notre hiérarchie ce qui entraîne parfois des situations comme celles que tu évoques…, des classes surchargées et une énorme hétérogénéité de profils, des attentes disproportionnées par rapport encore une fois au niveau de certains élèves, des parents de plus en plus agressifs envers les enseignants, des enseignants repliés sur eux-mêmes… Tout n’est pas noir bien entendu, je vais toujours travailler avec plaisir mais est-ce que je souhaite que ma fille soit scolarisée dans le collège de mon conjoint ou dans mon lycée? Non, malheureusement. Trop de temps passé à faire de la discipline, trop de nivellement vers le bas, trop de collègues aigris par les conditions de travail qui se dégradent et qui ne se donnent plus la peine d’exercer leur travail correctement. Je ne suis pas sûre que ce soit mieux dans le privé, et je perds peu à peu confiance moi aussi… Car si l’école peut « sauver » elle peut aussi faire tellement de mal à des enfants, des jeunes en pleine construction… J’espère de tôt cœur que Roméo va vivre son année sereinement.

  29. Vraiment merci d’oser écrire ça. Je suis enseignante depuis plus de 30 ans et je me demande souvent comment trouver ma place dans cette machine à broyer… J’ai honte de l’école telle qu’elle est le plus souvent. En haut, le ministre et ses sous fifres font de beaux discours. Dans les faits, on n’a pas les moyens de faire correctement notre travail. Tu as vu Blisscocotte qui a 31 élèves ? Mais quelle honte… comment accueillir un enfant dans une classe de 31 ? Comment être bienveillant et faire aimer l’école ? Comment dégoûter d’entrée, non ? D’autant que, parole de « vieille », on a de plus en plus d’enfants porteurs de troubles du comportement qui dépassent largement les compétences des enseignants. On croit que c’est facile d’enseigner, on croit que c’est comme jouer à la maîtresse. D’où le dénigrement des enseignants. Mais en vrai, beaucoup « jouent » à la maîtresse parce qu’enseigner, ça demande un temps de préparation démentiel, une formation pointue, un questionnement perpétuel et que les enseignants n’ont pas de formation correcte, ni initiale, ni continue et que le temps n’est pas élastique. Alors on bidouille, on bricole… Mais ça n’excuse pas de faire mal aux enfants. Plus j’avance, plus je me dis que le principal c’est que je sois aimante et bienveillante pour mes élèves, à l’écoute de leurs parents aussi, parce qu’un parent rassuré, c’est un élève qui démarre bien dans la vie. Tant pis si ma classe n’est pas préparée au top, ma présence est le principal. Bon, en vrai, les lourdeurs du système parasitent mes idéaux…
    Quant à ma position de maman d’élèves… nous n’avons pas eu de problème avec les enseignants de nos enfants, ils ont été plus ou moins top mais pas de souci. Par contre, la relation aux autres enfants (dans une classe de 30 justement), la violence de certains enfants, de certains adultes cantine ou garderie… J’explique à mes enfants qu’ils vont à l’école pour apprendre à vivre avec les autres, adultes comme enfants, et que dans la vie, il n’y a pas que des gens gentils ou intelligents, malheureusement. Ils ne vont pas à l’école pour apprendre, ou à peine. Mais je trouve dramatique que mes enfants aillent à l’école pour apprendre à supporter les punitions injustes ou de se faire mordre et frapper alors qu’ils sont gentils, obéissants et respectueux. Souvent, j’ai envie de laisser tomber mon boulot et de faire l’école à la maison. Et un potager. Mais la socialisation alors ? On apprend à vivre avec des c… ou on se construit dans un cocon pour s’armer pour le futur ? Je n’ai pas de solution ni de réponse. Quand même, si ton enfant concerné par ce que tu suggères, est en souffrance, changez d’école. C’est honteux que même au niveau de l’académie on ferme les yeux sur cette violence… Ma cousine a eu des soucis elle aussi et n’a jamais été entendue. Bon courage et plein de bonnes choses pour tes loulous. Continuons à élever nos enfants en croyant à un monde meilleur !

    1. Bonjour Anne d’Ardèche, ton commentaire m’a touché en plein cœur. Alors pour reprendre ta phrase : « Continuons à élever nos enfants en croyant à un monde meilleur ! »
      Pas de souci particulier chez nous avec les 3 grands déjà scolarisés dans le public. (Le petit dernier commence la PS). Avec mon mari, on écoute les garçons, on les questionnent, on essaye d’etre attentif à ce qu’ils nous disent. Être à l’écoute de nos enfants et chercher des solutions et garder confiance, c’est important ! Pas d’école idéale c’est pourquoi on a aussi la maison pour se réfugier d’un monde parfois pas très juste. Le monde meilleur c’est ici et maintenant, ne lâchons rien !
      Tendres pensées pour Roméo que cette année soit apaisée.

  30. PS : Mon fils subissait de la violence d’un camarade de classe depuis la moyenne section. L’an dernier, en CE2, on lui a dit qu’on l’autorisait à le frapper, de préférence un coup de pied (pas trop fort) au bon endroit. En le prévenant qu’il risquait de voir l’autre réagir et le frapper à son tour (et l’autre est plus fort et plus grand) et qu’il risquait également de se fair punir par les enseignants. Mais que c’était peut être la solution. Un jour, il l’a fait. Il ne s’est pas fait attraper par les adultes. Le camarade a riposté sur le coup mais ne l’a plus jamais embêté. C’est triste d’en arriver là mais parfois c’est comme ça.

  31. C’est dommage que certaines personnes t’aient fait perdre confiance en l’école! Personnellement, pour être instit’, je pense que c’est l’enseignant en question qui n’est pas digne de faire ce métier! Pour avoir côtoyé plein de collègues, chacun a son tempérament, son propre vécu et malheureusement ils n’ont pas tous la même bienveillance ou compréhension! Il y a ceux qui peut-être ont eu une scolarité marquée par ce genre de choses et qui ont envie de faire payer aux autres ce qu’ils ont vécu (des barjots quoi!) Il y a ceux qui mettent une barrière entre eux et les parents et qui se sentent supérieurs (ça m’exaspère!)…On n’est que des instit’, pas des ministres! Il y a ceux qui n’ont pas d’enfant et qui ne peuvent se mettre à la place de certains enfants! (aucune empathie!)… Pour l’anecdote, une maman était venue me parler de son enfant et elle s’est mise à pleurer…elle m’a fait pleurer aussi car je pense qu’en tant que maman on comprend ce genre d’émotions! Il y a ceux qui ne se remettent jamais en question et qui te font croire que ton enfant a un problème ou vous les parents! Bref! Je sais que c’est hyper dur en tant que parent de tomber sur ce genre de personnes mais bien heureusement, l’Education Nationale regorge de personnes bienveillantes avec beaucoup d’humanité! En as-tu parlé au directeur ou à la directrice? As-tu déjà rencontré les parents de l’autre garçon? Il y a sans doute des solutions…Je me mets à ta place et je me dis que tu vas avoir la boule au ventre tous les matins…Je ne sais pas quoi te dire de plus à part de garder confiance en cette institution qu’est l’école publique… C’est vrai qu’on n’est toujours partagé entre faire un scandale ou taire la situation mais il me semble que la situation en question mérite d’être abordée quand même (en essayant de garder son sang froid ,pas facile je sais!) Comment s’est passé la rentrée de Roméo? A-t-il passé une bonne journée? Est-ce que tu es un peu rassurée? Bon, tu as tout mon soutien !
    Courage à toi et écoute ton coeur de maman!

  32. Bonjour,

    je suis enseignante et, pour le coup, prof anglais et professeur principal de 4 eme. Je suis aussi maman de trois enfants. Je fais confiance à l’école de mon quartier car dans l’école où sont placés mes enfants, L’équipe est stable, les enseignants sont globalement bienveillants. Quant à mon travail, je l ‘adore mais il me rend malade. J’ai fait un burn -out. Ca cetait pour la presentation.

    Je crois me souvenir que Roméo a souffert de harcèlement et les textes officiels sont clairs : le harcèlement est puni par la loi. Un enfant harcelé est une victime et l’enfant harceleur, un bourreau ( qui souffre et qui exprime sa souffrance en s’en prenant aux autres), les témoins des coupables également.

    Tu sais, à travers tes écrits, les photos, tu es une excellente maman aimante qui soutient ses enfants, qui s’en occupe.

    La fameuse directrice ne fait pas son travail. Si tu vois que rien ne bouge que les signes du harcèlement refont surface, sollicite cette personne par mail en mettant en copie l ‘inspecteur de bassin. D’entrée. Dans le cas où l’enfant est en souffrance, ( et on le sent en tant que parent), il ne faut pas prendre de gants. L’école doit assurer la sécurité physique, psychologique et affective d’un enfant. Un adulte qui ferme les yeux ne fait pas son travail. Après, il est compliqué de démêler les amours et désamours dans la cour de récréation. Mais en cas de doute, je préfère monter au créneau et le fait de passer pour une mère pénible est le cadet de mes soucis. D’autre part, les Représentants des Parents d’Elèves sont de bons médiateurs pour faire passer des messages.

    Depuis plusieurs années, on voit de plus en plus d’enfants en détresse et des parents sont dans le déni . Rien de grave, te rétorquent beaucoup de parents quand tu leur racontes que leurs chérubins ont des conduites dangereuses envers leurs camarades. C’est pas leur problème en fait.

    Nos enfants méritent de voir qu’on ne lâche rien et crois moi, tous les enseignants ne vont pas à l ‘école tristes et maussades. Je rajouterai que nous demandons aussi de la bienveillance car nous assurons notre mission de service public avec peu de moyens, des effectifs lourds, des élèves avec des histoires insoupçonnables.

    Je vais peut être lancer une bombe mais certaines personnes ne devraient pas faire d’enfants.

    je souhaite bon courage aux parents mais aussi aux enseignants qui font ce qu’ils peuvent.

    1. Merci @laurence. Mon fils aîné qui commence sa 5ème cette année, est plus serein qu’à la rentrée de 6eme. Mais c’est grâce à sa prof principale de 6eme (prof d’anglais❤️). Son collège est très engagé dans la lutte contre le harcèlement. L’équipe enseignante est formée et régulièrement il y a des rencontres débats discussions avec les élèves. Alors oui, tous les élèves ne sont pas dans la même dynamique mais dans l’ensemble le climat scolaire est bon et mon fils à gagné en confiance, n’a pas peur de s’exprimer si quelque chose n’allait pas bien, de même que quand les choses vont bien. Pour mes 3 plus jeunes (PS, GS et CM1) j’aime « notre » école polyvalente (le grand y était aussi), j’ai le temps, je suis présente et je me disponibilise quand il y a des sorties à accompagner. L’équipe enseignante est bienveillante et le harcèlement est abordé avec les enfants. C’est important, pour l’enfant
      (et le parent) de savoir que harceler n’est pas permis ! Et que c’est pas de la faute de l’enfant qui se fait harceler et que le problème ne vient pas de lui.
      Et, tu as raison, passer pour la mère pénible, c’est carrément le cadet de nos soucis dans cette situation ! Encore Merci !

  33. C’est un témoignage vraiment touchant et malgré tout très objectif ! Oui moi aussi je suis pour l’école laique, libre et pour tous les enfants mais je trouve que la France devrait repenser l’école dans son ensemble. Je sais c’est un vaste débat qui n’a jamais eu vraiment de solution mais je suis effarée de voir que des enfants en difficulté, harcelés, mis à mal par d’autres peuvent être laissées dans leur souffrance. Combien de parents doivent batailler pour avoir gain de cause ou trouver eux même des solutions…L’école ne se résume par juste à faire entrer un programme, c’est aussi un lieu de sociabilité, d’apprentissage à vivre ensemble, et ce pan de l’éducation devient de plus en plus difficile.
    J’ai 2 enfants, une fille plutôt timide et réservée qui vient de rentrer aujourd’hui en 4eme et qui était très stressée à l’idée de retrouver la même classe turbulente et moqueuse que l’année dernière. ma fille a connu une scolarité chaotique jusqu’en CE2 car elle était très angoissée et on me répondait qu’il fallait qu’elle s’endurcisse !!!! Aujourd’hui elle a pris plus d’assurance mais reste toujours assez effacée et au collège…vous voyez ce que je veux dire.
    Mon fils lui a le même age que Roméo je crois il est rentré en CM1 et n’a pas du tout le même caractère et arrive à passer outre des moqueries, il s’en fiche et fait son p’tit bonhomme de chemin.
    Tout ça pour dire que je trouve cela bien dommage que les parents ne soient pas suffisamment aidés dans ces cas là..Parfois même on a l’impression qu’il ne faut pas trop faire de vagues, c’est mauvais pour l’image…
    J’espère de tout cœur que ton enfant surmontera tout cela et continue à être à ses côtés c’est le plus important pour lui

  34. A l’entrée en maternelle, j’ai vu ma fille rentrer souillée d’excréments les deux premiers soirs. « Personne ne m’aide aux toilettes maman ». Elle avait 2 ans et 10 mois! et les adultes avaient décidé qu’elle était bien assez grande pour tout faire toute seule. Alors après elle n’est plus allée aux toilettes, elle a fait dans sa culotte (souillée pour souillée). Et les adultes ont commencé à remettre en cause sa capacité à être scolarisé « madame, m’a dit un matin la directrice, nous avons un problème de propreté avec Fleur, elle n’est pas propre, si cela continue, elle ne pourra pas restée scolarisée ». Je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit « Fleur vient de la crèche, elle est propre jour et nuit depuis février. Le problème ne vient donc pas d’elle. Visiblement, c’est un problème lié à l’école et aux adultes qui l’accompagnent. »
    Du jour au lendemain, le problème a été réglé!!

    Mais nous n’avons JAMAIS réussi à réglé celui du centre aéré. Elles y vont en hurlant, elles font des crises d’angoisses dès qu’elles savent qu’elles devront y aller. J’ai rencontré la directrice, essayé de comprendre. Rien. Étonnamment, elle est sure que tout se passe bien dans sa structure. Moi je ne cesse de croiser des parents qui ont exactement les mêmes soucis d’angoisses avec leurs enfants.

    Je vous souhaite de trouver une solution. Ou de changer d’école. Quand cela est possible, ça permet à l’enfant de repartir sur de bonnes bases.

    1. Bonjour @doublerose, vraiment touchant ton remoigbage. Concernant ton problème avec le centre de loisirs, si je peux te donner mon vécu de l’an passé avec mon 3eme garçon qui était en MS. Le centre de loisirs du mercredi après-midi, il y restait toujours à contre cœur. Chaque mercredi (vers après les vacances d’octobre) quand il fallait poser l’étiquette pour dire sa présence au centre, il me prenait dans ses bras, maman viente chercher… Non je ne peux pas. Allez ça va bien se passer… Puis peu avant Noël, un soir à table, sans prévenir, notre fils de nous balancer « moi j’en ai marre que chaque fois quand on va au centre, on ‘ous demande de garder les bras en l’air ! » 🤪 Comment ça ? Ben tu vois des enfants font des bêtises, sont pas calmes et du coup l’animateur nous dit : bras en l’air jusqu’à plus un bruit. Moi je veux pas mettre les bras en l’air si je suis calme et que je me tais… Oui tu as raison, demain j’irai voir la directice du centre… Alors j’y suis allée, maline, j’ai fais l’air surprise. Little D. me dit qu’on lui demande (et aux autres enfants) de mettre les bras en l’air pour avoir le silence, j’ajoute que lui se faisant ne comprend pas pourquoi il devrait lever les bras (aussi ! Pour info, c’est vraiment une position inconfortable, complétement archaïque au demeurant! J’ai testé pour voir…😒) Bref, la directice a dit il doit se tromper, c’était une chanson… blablabla… J’ai achevé de planter le clou en disant qu’avec deux grands frères Little D. avait quand même drôlement de reparti pour son âge, et que de se fait, il veut bien faire ce qu’on lui demande, mais pas si il n’y a pas un sens cohérent.
      Depuis, il va au centre et il ne s’en plaint pu, visiblement les bras en l’air c’est fini… 💪

    2. Juste pour info les ATSEM et les maitres(ses) n’ont plus le droit d’aider aux toilettes, pour ne pas être accusés d’attouchements. Cela existe depuis déjà plus de 10 ans dans les écoles…

  35. Je suis bien triste et désemparée face à tous ces témoignages d’écoles qui n’assurent pas leur rôle , d’adultes qui ne sont pas en phase avec les émotions des enfants… J’ai envie de croire que ça dépend énormément de l’équipe et qu’il y a aussi de supers instituteurs, des équipes à l’écoute, des encadrants formés… Je te souhaite d’en rencontrer et que cette année, vous soyez bien mieux entourés !

  36. Je rejoins une des commentatrices ci-dessus qui dit avoir échangé avec d’autres parents qui ne voyaient pas le problème. En moyenne section, mon enfant a eu une maîtresse manifestement très mal dans sa peau, qui « réglait » tout à coup de punitions. Et quelle punition : privé de recré ! Priver de récré des enfants de 4-5 ans ? Priver un enfant de MOUVEMENT ??? J’étais choquée. J’en ai parlé avec de nombreux parents. Réponse unanime : c’est bien, la maîtresse a de l’autorité.
    Alors c’est sur, on n’a pas tous les mêmes attentes…

  37. Je me trouvais bizarre d’avoir une boule au ventre pour la rentrée de mes enfants… Je vois que je ne suis pas la seule ! C’est vraiment important de pouvoir échanger avec l’instit quand il y a un problème avec son enfant. Mon cadet a souvent été incompris. Aujourd’hui il est en CE2 et son instit est super avec lui. Il avait la même l’an passé et son année s’est passée comme sur des roulettes, lui qui n’aimait pas l’école, il s’est mis à vouloir y aller. Elle l’a tout simplement compris et n’a pas usé de fermeté avec lui. Ce qui a très bien marché ! Courage pour la suite de l’année.

  38. Bonjour, pour rebondir sur le commentaire d’Anne d’Ardèche : ton commentaire m’a touché en plein cœur. Alors pour reprendre ta phrase : « Continuons à élever nos enfants en croyant à un monde meilleur ! »
    Pas de souci particulier chez nous avec les 3 grands déjà scolarisés dans le public. (Le petit dernier commence la PS). Avec mon mari, on écoute les garçons, on les questionnent, on essaye d’etre attentif à ce qu’ils nous disent. Être à l’écoute de nos enfants et chercher des solutions et garder confiance, c’est important ! Pas d’école idéale c’est pourquoi on a aussi la maison pour se réfugier d’un monde parfois pas très juste. Le monde meilleur c’est ici et maintenant, ne lâchons rien !
    Tendres pensées pour Roméo que cette année soit apaisée.

  39. Parfois il se passe du temps avant de se rendre à l’évidence que quelque chose ne va pas quand on a accordé sa confiance à une école, une maîtresse/maître. Puis viens la vigilance, ensuite le courage de faire face à ce système scolaire qui ne convient pas à certains de nos enfants ; système qui fait la sourde oreille et nous culpabilise. Il faut alors trouver les ressources et l’énergie suffisantes pour prendre des décisions et soutenir nos petits bouts, déjà. Cela demande de tenir bon et d’assumer ses propres choix pour le bien-être de nos enfants, pas si simple! Maman plus âgée aujourd’hui d’une fille de 26 et d’un garçon de 21 ans épanouis, je me retrouve dans vos témoignages-vécus, venant toujours me bouleverser après autant d’années. Mes grands ont tous deux vécu des situations similaires, notamment au CP. A chaque fois, je me suis heurtée pendant de longs mois à « l’immobilité de l’école publique » (école publique qui faisait pourtant partie de mes valeurs), alors j’ai pris la décision de les inscrire ensuite en école privée (j’avoue qu’il m’a fallut ruser quant aux motifs notamment pour mon fils qui a été changé en cours d’année mais bon quand il faut…). Cela leur a permis de reprendre confiance tout doucement et de réaliser leur scolarité plus sereinement par la suite. De mon côté, marquée par ces événements passés, je n’ai plus accordé aveuglément ma confiance aux établissement parce qu’effectivement, comme me le diront plus tard mes enfants : « maman on n’était pas au pays des bisounours! ». Je suis restée attentive, présente (de loin mais pas trop). Je n’ai pas été contre l’école mais il m’est arrivé de devoir intervenir quelques fois par la suite (au collège entre autre). Oui je suis passée pour une maman chi***** Ben tant pis, au moins j’ai le sentiment d’avoir été aux côtés de mes enfants quand ils en avaient besoin, de les avoir soutenus et que la maison restait un « havre de paix » pour eux! Maintenant ils me disent que j’ai fait ce que j’avais à faire lorsqu’ils étaient enfants. Petit à petit ils se sont ainsi forgés et se sont aussi construits en dehors du système scolaire classique…c’est ainsi! Ne perdez pas courage, rassemblez votre énergie pour être aux côtés de vos enfants. Enfin, je rejoins MamaNat 75, ne lâchez rien, cela en vaut la peine!

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