La vie simple en famille: vadrouilles et fait-maison

Un accouchement en Maison de Naissance vu par le papa

Lorsque Debohra m’a demandé de décrire l’expérience en maison de naissance de mon point de vue, je me suis dit, pourquoi pas (et puis de toute façon, je ne peux pas lui refuser grand-chose).

Donc aujourd’hui c’est moi qui écrit. Non pas que je me sois trouvé une nouvelle passion dévorante pour rédiger des textes mais je vais essayer de vous faire part de mon point de vue.

Commençons d’abord par le projet en tant que tel. Pour moi qui suis très (trop) cartésien, je n’aurais jamais envisager de faire naître mes 2 premiers enfants ailleurs qu’en milieu hospitalier. Pour 2 raisons : d’abord parce que c’est ce qui me paraissait le plus sécurisant en cas de soucis lors de la naissance (ce qui ne s’est bien heureusement jamais produit) mais aussi parce que, il faut bien le dire et c’est encore plus vrai en tant que papa, on ne nous présente pas grand-chose d’autre…

Je me suis donc dit qu’une maison de naissance où les femmes accouchent sans péridurale (qui pour moi est tout de même un progrès) et sans aucune médicalisation, c’est surtout un truc de hippie 🙂 Cela dit, (j’espère qu’elle ne me contredira pas…) j’ai été plutôt présent lors des grossesses des 2 grands. Haptonomie, cours de prépa, présence en salle de naissance… Mais, je sentais que malgré toute la bonne volonté du monde, je n’étais pas des plus actifs lors de l’accouchement et, il faut bien le dire: je ne servais pas à grand-chose.

Aussi, lorsqu’on nous a présenté la maison de naissance, le suivi global, l’accouchement « naturel » et l’utilité REELLE du papa lors de cette étape de la naissance, j’ai été tout de suite conquis (j’ai sûrement un hippie qui sommeille en moi finalement…) . Le lieu aussi évoquait le bien être et la sérénité. Des petites pièces rassurantes comme à la maison, une petite cuisine colorée, et un parfum d’huiles essentielles, pas une odeur aseptisée de chambre d’hôpital.

En plus, le discours rassurant des sages femmes présentes et qui nous ont suivies tout au long de la grossesse a parfaitement joué son rôle : elles étaient au top !! Après, tout a roulé et suivi son cours tranquillement, préparation, apprentissage de ce que je pouvais faire pour l’aider, la soulager bref, une vraie participation active.

Le jour de l’accouchement, ça a été encore plus vrai. Bon au début, j’ai surtout chauffé le matelas du lit vu que nous sommes finalement arrivés un peu tôt (mais au moins, je ne dormais pas sur un fauteuil inconfortable, avec une casaque de chirurgien et une charlotte sur la tête…) mais dès que le travail s’est déclenché, je ne me suis plus senti spectateur. J’ai eu ma part du boulot en la soutenant moralement et physiquement, en l’arrosant d’eau chaude et en lui faisant des petits massages… Et finalement, en faisant tout ça, je me connectais à elle mais aussi à lui et ça, c’était magique.

Je ressentais beaucoup de fierté pour Debohra d’avoir été capable de faire tout ça et de m’avoir permis de me sentir acteur de l’accouchement, certes pas autant qu’elle, mais quand même un petit peu.

Le travail, c’est long mais c’est vraiment important pour nous les papas pour aussi bien se préparer à l’idée de l’arrivée de bébé. En plus, il a vraiment permis cette connexion avec Loni. Je l’avais ressenti pour les grands par l’hapto ou en leur parlant avant leur naissance mais cette fois, j’ai eu l’impression de pouvoir « l’appeler à sortir ».

Puis à la fin tout s’est accéléré mais tout le monde est resté serein. Pas de pression des sages femmes qui arrivent toute en même temps, pas d’appel à l’obstétricien qui ne va finalement venir que pour 3 minutes… Tout s’est fait au rythme de Debohra et dans le calme, la sérénité et l’amour d’un papa et d’une maman.

Et puis enfin, il y a eu le peau à peau avec un Loni tout neuf que je n’avais pas pu expérimenter pour les 2 grands, ce moment de rencontre intense rien que tous les deux (Debohra était sous la douche, encore un avantage de l’accouchement physio !).

Le retour à la maison s’est fait tout simplement, sans stress et sans pression (mais on s’était bien préparés). J’ai pu, le jour même aller chercher mes grands à l’école en me permettant de leur faire la surprise de rencontrer leur petit frère sans leur dire qu’il était né, voir leurs yeux ébahis et émus devant ce petit bout d’homme, bref, un grand bonheur !!

Pour conclure, si je devais revenir en arrière (où qui sait, me projeter vers l’avenir), je parlerai certainement de maison de naissance.

Je tiens à remercier Aurélie, Laurine et Nathalie pour leur présence, leurs conseils et pour avoir engueuler Debohra au moment opportun, et Debohra pour m’avoir permis d’avoir ces 3 beaux enfants et vivre une vie aussi parfaite.

Je t’aime…



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