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Visite guidée de la Perle de la Mer Egée: Tinos

Allez c’est parti pour l’article au un milliard de photos, vous êtes prêts? Je voulais absolument vous faire une visite assez détaillée de Tinos, car comme je l’ai expliqué ici, ce n’est pas l’île sur laquelle on trouve le plus d’informations, donc je pense que ça pourra intéresser et futurs voyageurs et même motiver les indécis. Comme je vous l’ai déjà dit, j’ai eu (nous avons eu même) un immense coup de coeur pour Tinos. C’est assez difficile à expliquer: comment et pourquoi un lieu peut autant nous toucher en plein coeur? Rien qu’en triant les images, j’ai eu plusieurs fois les larmes au bord des yeux en me remémorant tous ces sentiments, ces impressions, ces sensations, pour vous dire que c’était assez intense cette rencontre entre Tinos et moi.  J’espère très fort que j’y retournerai au moins une fois dans ma vie, et j’espère secrètement que rien n’aura changé, que les immeubles de tourisme n’auront rien défigurés, et que tout sera aussi authentique… Alors même si je vous donne très envie, s’il vous plaît n’y allez pas, que Tinos reste mon petit secret des Cyclades.

Je vous propose une visite en suivant un ordre à peu près géographique de Hora (chef lieu de Tinos) à la pointe Nord, puis en revenant vers Hora. Cela ne correspond à l’ordre dans lequel nous avons réellement visité les différents villages mais il me semble que c’est plus logique pour vous y retrouver. Et j’ai voulu pousser le vice un peu plus loin, en mettant des petites étoiles à chaque lieu… façon vrai guide touristique.

Voilà ma légende:  * à voir ** chouette *** trop chouette

Hora, la ville « capitale » de l’île *, où vous arriverez en bateau si vous devez séjourner ici. C’est une petite ville avec un centre piéton et toutes les commodités, et bien sur son fameux sanctuaire de pèlerinage (vous pouvez voir des images ici). Nous avons vu quelques personnes gravir l’avenue à genoux sur une petite moquette prévue pour l’occasion, mais je ne me suis pas sentie le droit de les photographier, vous imaginez bien. Pour le reste de la ville c’est assez calme sauf le samedi matin jour de marché. C’est un lieu sympa pour venir faire ses courses ou si on veut avoir du choix en matière de resto, après c’est pas le lieu le plus charmant de l’île.

Non loin de Tinos, je vous propose et conseille la plage d’Agios Fokas **, calme et très bien ombragée avec ses tamaris, nous y avons passé une bonne partie de notre dernière journée, car nous avions dû quitter notre logement à 11h et notre bateau n’était qu’à 21h, ça a été un lieu idéal pour pique niquer et piquer une tête dans ses jolies eaux. Avantage non négligeable, nous y sommes revenus en fin de journée car à l’extrémité de cette plage il y a deux douches, et c’était très agréable de se rincer avant de monter dans le ferry.

Juste au dessus de Hora, le petit village de Tripotamos **, sorte de porte d’entrée vers tous les villages du centre, je vous conseille donc d’y faire une petite halte surtout pour la vue. C’est un village typique de Tinos un peu escarpé, piéton, aux maisons blanchies, comptant de nombreux chats, et encore plus de volets bleus. Je suis la seule à mettre balader ici puisque mes trois compères dormaient dans la voiture, je ne m’y suis donc pas trop attardé.

Voilà Steni *, le village que nous avons le plus fréquenté puisque c’était le plus près de notre  gîte dans la montagne. C’est le seul village que nous avons visité qui n’a pas de centre piéton, mais il y a très peu de voitures. On trouve ici une mini superette, un snack et une taverne apparemment très bonne selon notre hôte mais que nous n’avons pas eu le plaisir de tester. Ce que j’ai aimé ici c’est que ce n’est pas du tout un lieu de tourisme, on y a croisé des enfants grecs qui jouaient au ballon et ils semblaient bien étonnés de voir des français.

A l’Est, la plage de Livada *** littéralement au bout du monde, on y accède par une piste en état très discutable mais roulante. Quelle belle surprise en arrivant: la mer au bout d’un chaos rocheux où serpente une petite rivière. C’est le premier lieu que nous avons découvert sur l’île et il nous a mis dans le bain si on peut dire, ça a été l’ouverture des « whaou » et des étoiles dans les yeux. Une fois de plus nous étions seuls à savourer ce paysage, ce qui rajoute un peu de magie il fait bien le dire. C’est un spot de bloc (d’escalade sans corde) et les garçons s’en sont donné à coeur joie. Nous sommes restés jusqu’au coucher du soleil, c’était le début du rêve.

Autre plage située tout près de notre maison mais complètement inconnu au bataillon puisqu’elle ne figure même pas sur ma carte, c’est la plage de Santa Margarita ** qui borde l’église du même nom. Nous croisons ici quelques locaux, nous en profitons pour faire du snorkeling et pour admirer le soleil couchant depuis l’église.

On s’enfonce un peu dans les terres pour rejoindre Koumaros * dans la direction de Volax. Petite village aux toutes petites ruelles piétonnes. On peut se garer en haut ou en bas du village. Ici ni taverne ni supérette, juste quelques maisons blanches et la montagne tout autour, joli avant goût des prochains villages de « montagne ».

Un peu plus loin Skalados ** à ne pas louper! Village perché entouré de ses 13 pigeonniers! Ah ben d’ailleurs je ne vous ai pas expliqué les pigeonniers. Tinos est réputé pour ces constructions bien particulières, ce sont des tours carrés bien reconnaissable grâce à leurs formes géométriques, souvent des petits triangles. Vous voulez en savoir plus? Alors on ouvre la petite parenthèse: La tradition des pigeonniers remonte au 18eme siècle avec les seigneurs vénitiens qui élevaient des pigeons puisque c’était un privilège féodal. Tinos en compte 800, la plupart en fond de ravin, et à proximité de terrains cultivés. Apparemment les formes géométriques attirent les oiseaux et c’est probablement vrai car il y a toujours plein d’oiseaux et notamment des colombes autour de ces structures. Certains pigeonniers ont été rénovés pour faire aujourd’hui de belles maisons de vacances, et j’avoue ça donne très envie de faire de même. Skalados semble une ville en rénovation, pas mal de chantier à l’intérieur, peut être une volonté de valoriser ce patrimoine pour le tourisme.. ou non. Ces quelques échafaudages n’ont pas gêné notre visite, toujours dans d’étroites ruelles piétonnes, avec vue sur ce spectaculaire champ de pigeonniers!

Attention coup de coeur à venir: Volax ***, superbe village au milieu d’un étonnant paysage rocheux quasi lunaire. Contrairement à la plusieurs des villages, celui ci étant sur un plateau n’est pas du tout escarpé. La tradition est aux paniers en osiers, qui apparemment fait toujours vivre quelques foyers. Des maisons aux bougainvilliers superbes, très jolie promenade. Petite originalité; plein d’écriture sur les portes des façades des maisons… que malheureusement nous n’avons pas su déchiffrer. Sur les gros rochers tout ronds environnants, on peut faire de l’escalade, l’amoureux n’a pas résisté, nous par contre on s’est laissé décourager par la chaleur, alors on s’est installé à la table de l’unique taverne du village sous un immense olivier, il y avait un ballon qui traînait, les enfants y ont joué un bon moment. Il y a une autre famille française qui est venu s’installer un peu plus loin avec 3 enfants, on s’est lancé un petit regard complice. On a pris notre temps, j’ai savouré ce moment tout simple qui était tellement parfait. Nous avons finalement rejoint Jérôme et profité de ce paysage assez étonnant, les enfants ont grimpé quelques cailloux et on a complètement crevé de chaud, alors on s’est allongé sous un grand arbre et on a laissé une petite  brise nous rafraîchir un peu. Il s’est finalement avéré que la clim de la voiture fut plus efficace!

Je vous amène maintenant un peu plus à l’Ouest, à Kardiani **. Comme ce village était noté en gras sur ma carte je l’imaginait plus grand que les autres… en fait non. Ce qui est beau ici c’est la vue sur la mer, que l’on a tout au long de la visite sur le sentier qui semble comme suspendu. Ici une taverne avec une terrasse à vue canon et une source qui coule tout le long de chemin. Ah oui ça non plus je ne vous l’ai pas dit, à Tinos il y a des fontaines d’eau potable alimentées par des sources naturelles dans presque tous les villages. C’est d’ailleurs grâce à ses nombreuses sources que l’île ne souffre jamais de sécheresse malgré les températures (de ouf). C’est donc ici qu’il faudrait venir en cas d’attaque zombies, enfin c’est ce qu’on s’est dit nous, donc encore une bonne raison d’investir dans une petite bicoque ici!! Par contre la plupart du temps l’eau de ces fontaines est tellement chaude qu’elle en est imbuvable.

En continuant la route vers le Nord, faites un arrêt à Isternia bay**, petit village de pêcheurs et eaux turquoises. Une halte parfaite pour se rafraîchir à mi parcours! En plus il y a une taverne les pieds dans l’eau si vous avez besoin de boire ou manger.

Attention coup de coeur (oui je crois que j’aurais bientôt dépassé mon quota d’utilisation du mot « coup de coeur »), le village de Pyrgos ***, vraiment canon, atmosphère géniale, maisons plus blanches que blanches qui éblouissent les yeux et puis toutes les ruelles arrivent sur une petite place ombragée avec plusieurs tavernes. Nous nous sommes installés pour le déjeuner, en plus nous avons rudement bien mangé, surtout des beignets de pois chiche juste déments… il faut absolument que je vous retrouve le nom de ce resto, je vous le mettrai dans mon article « guide pratique/ bonnes adresses », oui encore un article à préparer…. (7 heures de boulot pour celui ci, le plus long à préparer de toute l’histoire de blog). Bref tout ça pour dire qu’il faut absolument s’arrêter à Pyrgos.

Juste à côté de Pyrgos, sa plage, celle de Panormos **, très joli village au bord de l’eau, avec deux plages, une devant le village et une derrière. On a choisi celle de devant pour ses eaux peu profondes et ses arbres pour l’ombre, mais la deuxième avait des couleurs assez dingues. Ici plusieurs taverne et même un petit magasin de souvenirs.

Maintenant je vous propose de continuer la visite en revenant dans le centre de l’île, au Mont Exovourgo 553 m * (2 ème sommet de l’île). Une colline qui se dresse dans un paysage aride, en bas un monastère, un petit sentir pour monter au sommet. Avant il y avait une citadelle en haut, il reste quelques ruines, le sentier est très facile, nous l’avons fait en tongs, attention toutefois aux chardons. Au sommet belle récompense avec cette vue sur quasiment la moitié de l’île: très beau spectacle, d’autant plus que nous l’avons fait au coucher du soleil, (seul horaire où il est possible de marcher un peu sans craindre l’insolation!)

Et puis je termine par un dernier coup de coeur, au dessus de Tinos, le tout petit village Dio Choria ***. Notre dernière balade dans l’île avant de reprendre le ferry. Tout y est absolument parfait, la vue en premier lieu, le calme, les petites maisons et puis c’est immense place sous les arbres où il fait tellement bon qu’on y resterait une vie entière. Nous nous sommes installé ici pour manger une dernière glace/ boire une dernière bière et ce fut dure d’en repartir.

Comme je trouve qu’il y a trop peu d’images dans cet article, j’en rajoute quelques unes en vrac… 



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